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 certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)

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les héros de pixie
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Harvey H. Haddock

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MessageSujet: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Lun 25 Sep - 2:23


   

     

   

certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres

— baymax & harvey
Je ressentais une douleur constante à ma jambe gauche. Ce même membre que j’avais perdu lors d’une bataille contre un dragon dans mon passé. Malgré le fait que je puisse me tenir facilement, il m’arrivait parfois d’avoir l’impression de ne pas la sentir totalement. Enfin, je ne savais pas ce qu’il en était, je n’étais pas du tout un expert et dans mon autre vie, j’avais eu une prothèse pour me tenir debout. Donc, je n’avais pas exactement ce problème. On aurait dit que mon corps me passait un message. Parfois, ça ne faisait que remonter de vieux souvenirs en moi et je détestais ça. Pendant longtemps, je ne savais pas trop ce qui lui arrivait et je m’entêtais à ne pas aller consulter pour découvrir ce que j’avais réellement. Je n’aimais pas montrer que j’avais mal à quelque part, j’étais un viking, par Thor ! On était capable de nous débrouiller et de faire à notre façon. Mais dans ce monde, si y’avait bien une chose que j’avais compris, c’était qu’il y avait maintenant des technologies qui pouvaient nous aider à comprendre comment notre corps fonctionne. Ce qui m’avait vraiment convaincu, c’était ma patronne qui avait remarqué que je me tortillais souvent de douleur et elle avait beaucoup insisté pour que j’aille voir quelqu’un. Au début, j’avais longuement dit que je n’avais rien et que j’étais fonctionnel. Cependant, c’était une douleur qui perdurait et qui pouvait parfois m’empêcher de fonctionner correctement pour des tâches quotidiennes comme faire du vélo ou simplement faire de la marche à pied. Je devais décidément me plier à cette petite visite dans ce qu’on appelait l’hôpital. Je ne connaissais pas cet endroit, chez les vikings, on n’avait pas ce genre d’installation. La plupart du temps, on avait surtout de vieux remèdes ou on y allait radicalement pour stopper la douleur. Sauf que je devais ouvrir les yeux sur la situation : je ne pouvais plus continuer comme ça. Ma jambe me faisait mal. C’était plus que fréquemment, parfois ça m’empêchait carrément de fonctionner.
Voilà comment je me retrouvais dans une salle d’attente. J’avais réussi à avoir un rendez-vous assez rapidement par chance, mais je n’avais aucune idée de ce qui pouvait m’attendre. Ma seule référence, c’était cette émission sur les médecins, Grey’s Anatomy. J’aimais bien voir une certaine réalité et je m’attendais au pire, comme vous pouvez vous en douter ! Il y avait tellement des diagnostics et des cas graves, je m’imaginais le pire. Et si je devais perdre ma jambe à nouveau ? Est-ce qu’ils allaient avoir des prothèses pour me contenter ? Ou allais-je devoir rester amputé de la jambe gauche toute ma vie pour une deuxième fois ? Cette pensée me donnait la nausée, rien qu’en pensant que j’allais peut-être devoir renoncer à ce privilège que j’avais eu en venant ici. J’avais le front perlé rien qu’à cette idée et j’ai même sursauté en entendant mon nom. « Quoi ? Euh.... je veux dire... Je suis Harvey Haddock. » J’ai essuyé ma tempe, tout en suivant cet homme dans un bureau. Mon cœur battait à toute allure... Je ne voulais pas perdre un autre membre une nouvelle fois, je n’étais pas pour renoncer à cette liberté que j’avais regagné ici, il n’en n’était pas question !
   MAY


     
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Baymax Toma Suzuki

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MessageSujet: Re: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Dim 8 Oct - 1:32

L’avantage d’avoir été robot dans une autre vie, c’était d’être capable d’identifier un bon nombre de maux, une fois que le patient avait la présence d’esprit d’indiquer tous les symptômes qu’il avait remarqué. Les humains souffraient de problèmes semblables, identifiables par le biais d’analyses ou de conversations plus ou moins fournie, mais ils n’étaient pas aussi faciles à régler que ceux des robots. Après tout, chaque Homme étant différent, les traitements et médicaments n’avaient pas les mêmes effets : certains réagissaient plutôt violemment à la morphine, d’autres avaient de soudaines éruptions cutanées après l’administrations de substances censées les guérir, et cela, certains des médecins qui auraient dû être plus compétents que lui étaient incapables de le comprendre.

Baymax, de son côté, était extrêmement appliqué et précis. Chaque jour, il prenait le temps de lire en rentrant, parcourant des articles qui traitaient des dernières avancées afin de se tenir à jour, comme il l’aurait fait dans le temps, à l’aide de ses différents algorithmes. Il peinait à comprendre la façon dont fonctionnait le cerveau dont on l’avait doté, mais il avait déjà saisi le principal : s’il lisait avec suffisamment d’attention, les informations s’imprimaient et restaient fixées quelque part dans sa mémoire vive. Ensuite, pour les déplacer dans la mémoire à centrale, il devait les relire plusieurs fois ou se les répéter. Pour plus de précaution, il écrivait ces choses dans un carnet qu’il conservait précieusement.

Les yeux posés sur sa liste de patients, Baymax contint un nouveau commentaire à l’adresse de son supérieur paresseux. Non, la morphine n’aurait pas d’effet concluant sur la douleur de cette femme, puisqu’elle y était allergique. C’était une bonne façon de la tuer, en revanche, si c’était ce qu’il attendait. Combien de fois devrait-il répéter à cet homme que son métier n’était pas un jeu auquel on jouait sans prendre les conséquences en compte ? Chaque discussion avec lui faisait naître en Toma une vague de sensations nouvelles et dérangeantes. Jamais encore il n’avait détesté quelqu’un à ce point. En vérité, il n’avait jamais détesté personne, point final.

« Monsieur Haddock ? » demanda-t-il en cherchant du regard la personne qui réagirait à l’appel de son nom. Debout dans l’entrée de la salle d’examen, vêtu de son uniforme de service, Toma savait ignorer les disputes qui avaient lieu plus tôt. Avec lui, les sentiments, bien qu’ils lui paraissent terriblement forts, étaient moins visibles que chez d’autres, ce qui lui donnait généralement l’air froid et distant. Cependant, comme il l’avait déjà fait avec une autre patiente, Wilhelmina Flowers, il esquissa un léger sourire à celui qui finit par répondre. Si cela fonctionnait avec une, peut-être serait-ce le cas avec d’autres. « Vous pouvez me suivre, s’il vous plait. »

Une fois à l’intérieur de la salle d’examen, l’infirmier s’approcha du bureau pour déposer sa liste de patients, reposant les yeux sur l’homme à qui il fit signe de s’installer de l’autre côté. Il était infirmier, certes, mais son supérieur déléguait énormément de tâches à son subalterne ; même s’il refusait de l’admettre, cette espèce d’idiot savait que Baymax était meilleur que lui. « Alors, expliquez-moi. Quel est le problème ? » Tout en posant cette question, il se saisit d’une feuille blanche afin d’y noter les informations que lui donnait cet homme, de cette façon schématique et arborescente qu’il utilisait déjà en tant que machine. Les liens, les causes, les recoupements d’informations. S’il était devenu humain, son raisonnement, lui, était resté étrangement similaire. La grosse différence, c’est qu’il était plus lent.

hrp : désolé de l'attente ;;
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Harvey H. Haddock

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MessageSujet: Re: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Lun 9 Oct - 23:51


   

     

   

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— baymax & harvey
La fierté chez les vikings, c’était un truc assez important. Et comme je ne faisais pas exception à la règle, le fait d’avoue que quelque chose n’allait pas. Au début, je ne savais pas trop comment traiter cette douleur à la jambe parce que je ne la ressentais tout simplement pas. Ou, elle était très minime, du moins. J’avais autrefois perdu ma jambe dans un combat avec un dragon pour sauver le village et Krokmou. Quand j’étais atterri à Fantasia Hill, j’avais retrouvé ce membre que j’avais perdu depuis cinq ans. Mine de rien, je m’étais habitué avec mon atèle faite maison par les vikings. Alors, le ravoir, ça me faisait assez étrange. Cependant, je n’avais remarqué que depuis quelques temps que ça me faisait mal. Mais avec le travail debout que je faisais, je me demandais ce qui avait soudainement déclenché cette douleur. J’avais mal, mais pas autant. C’est exactement à l’endroit où j’avais perdu mon membre initial. Je trouvais que c’était une drôle de coïncidence et que c’était trop... idéal comme condition. Je ne m’étais pas décidé à aller prendre un rendez-vous parce que je pensais en fait que je n’en n’avais pas eu besoin jusqu’à maintenant. Du moins, c’était jusqu’à ce que ça m’empêche carrément de travailler. J’étais toujours debout, peu importe l’heure ou le moment. Je transportais des charges lourdes parfois, étant souvent le seul garçon disponible. Je me trouvais dans la salle d’attente et je visualisais déjà le diagnostic. Je regardais beaucoup d’émission de télévision. Grey’s Anatomy était cette émission de médecins qui était très populaire et je ne faisais pas exception à la règle. Je m’étais fait la série et je voulais absolument en savoir plus tellement il se passait toutes sortes de choses. Mais je devais avouer que ça avait aussi nourri ma peur des hôpitaux. Je pensais effectivement que j’avais quelque chose de très grave. Je me rappelais de cet épisode où il y avait eu ce patient avec une tumeur. Je ne voulais pas et je n’étais pas prêt à reperdre ma jambe à nouveau. Même si c’était un peu étrange pour moi, je m’habituais petit à petit à ma nouvelle condition. Et puis, il fallait dire que ce n’était pas à tous les jours que Thor nous donnait une seconde chance. Je me comptais plutôt chanceux de pouvoir la ravoir.
En suivant le médecin dans son bureau, j’étais nerveux. Je perdais soudainement tous mes moyens, ne sachant pas par où commencer. J’étais tiraillé entre le fait de dire que j’avais autrefois perdu ma jambe dans une autre vie et qu’aujourd’hui, elle était revenue, mais je devais me contenir avec mes explications de fou parce qu’on allait me prendre pour le fou. Je me contentai de me gratter le derrière de la tête, tentant désespérément de trouver une explication logique. Pour le moment, rien ne me venait, alors j’avais dans l’idée de simplement raconter mon problème en surface. « Bon alors voilà euh... j’ai une étrange douleur qui s’est toujours manifestée à ma jambe gauche, vous voyez ? » C’était déjà un bon, début, je trouvais. C’était pas trop précis, ni trop vague et ça ne me donnait pas envie de raconter mon passé de dragonnier dans ce monde où ça n’existait tout simplement pas. « C’est assez étrange comme sensation. Il y a des moments où elle me fait mal et d’autres pas. Et je travaille dans une animalerie, qui requiert d’être debout pendant un bon laps de temps. Donc... je venais en fait voir s’il y avait quelque chose de grave... » Et je croisais mes doigts pour que je n’ai rien et qu’on n’ait pas à me couper la jambe... !
   MAY


     
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Baymax Toma Suzuki

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MessageSujet: Re: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Mar 24 Oct - 0:31

C’était une routine dans laquelle Baymax se retrouvait. Soigner des gens, leur parler, les aider à résoudre leurs petits problèmes de santé ou de confort, lorsque c’était nécessaire. Son supérieur avait beau le considérer comme un moins que rien, il lui laissait toujours l’occasion de travailler à sa place, d’accueillir les patients et de faire les examens qui ne nécessitaient pas expressément la présence du médecin. Aux yeux du robot, qui n’aimait pas médire, cet homme n’était qu’un inconscient qui ne prenait pas son travail au sérieux et qui se moquait bien de la vie des malades qu’ils avaient à leur charge. Il suffisait de voir le nombre de rendez-vous qu’il lui confiait, trop paresseux pour s’y rendre lui-même. Sans doute préférait-il profiter d’un jour de congé supplémentaire ? Ignorer les besoins de ceux qui souffraient ? Un jour, cet homme finirait bien par le payer, d’une façon ou d’une autre. Le monde des Hommes lui avait appris cela.

Cependant, malgré toutes les découvertes qu’il avait faites durant sa brève existence humaine, Toma préférait de loin travailler pour les personnes qui souffraient, sans avoir à se soucier de ses congés, de ses heures de sommeil ou de la quantité de travail qu’on lui donnait. Contrairement à bien des collègues, il ne possédait aucune famille, aucune personne auprès desquelles il devait retourner. C’était un avantage pour tout le monde.

Les yeux de l’ancien robot se posèrent rapidement sur l’homme qui venait de répondre à son interpellation. Dire qu’un simple scan aurait suffi à mettre le doigt sur tous ses problèmes, du temps où il était encore robot. Cette période était belle et bien révolue. Alors Baymax se contenta de sourire, espérant que cela serait aussi efficace qu’avec Wilhelmina Flowers. En silence, il l’écouta expliquer ce qui n’allait pas, fronçant les sourcils. Une douleur qui a toujours été présente dans sa jambe gauche. « Quel genre de douleurs ? » demanda-t-il avec calme avant d’observer la jambe en question. « Vous dites que cela dure depuis toujours ? » Il était rare qu’une douleur soit présente sans raison, mais Toma avait découvert de nombreux problèmes de santé inattendus auprès de ses camarades du manoir. « Est-ce que vous avez des antécédents médicaux à ce niveau ? Des problèmes de circulation sanguine, musculaires, nerveux ? » Cela faisait beaucoup de questions, mais il était prêt à prendre en note toutes les réponses.
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Harvey H. Haddock

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MessageSujet: Re: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Ven 3 Nov - 23:09


   

     

   

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— baymax & harvey
Cette jambe, dès que je l’avais retrouvée, j’avais senti une bouffée de liberté qui m’avait tout de suite envahie. C’était encore très étrange de pouvoir marcher dessus à nouveau, étant habitué à ma jambe de fer, alors je me sentais comme dans un renouveau. Et avec toute cette nouvelle vie... Bref, je ne pensais pas que le problème serait tant récurrent et qu’il reviendrait aussi vite. Alors, quand je me suis retrouvé face à la grande question pour expliquer le pourquoi du comment, je me sentis soudainement assez mal à l’aise et à court d’explication. Je savais pas trop comment expliquer ma douleur à ma jambe sans passer pour un fou allié ? Je ne pouvais quand même pas lui dire la vérité et lui dire qu’en fait dans une ancienne vie, je m’étais battu avec un dragon et qu’en fait... bah j’avais perdu cette partie de ma jambe et que maintenant, elle me faisait légèrement souffrir. Je ne savais pas d’où ça venait et pourquoi ça se manifestait ainsi. Je voulais bien m’aider, seulement, il fallait que je me trouve une bonne explication logique. Et dire que je n’avais pas pensé à cette éventualité quand j’avais pris ce rendez-vous. Je me retrouvais maintenant dans de beaux-draps. L’hôpital avait déjà été une étape assez périlleuse pour que je puisse m’avouer que quelque chose n’allait pas. J’essayais tant de bien que de mal de me rappeler ce que ferait les patients du Docteur Grey. Mais je me rappelais aussi qu’ils étaient tous doués pour trouver là où ça n’allait pas et quand on leur cachait des choses. Je me ressaisis lorsqu’il parla de décrire la douleur. Ça, j’en étais parfaitement capable sans éveiller le moindre soupçon. « Disons que dès que je m’appuie trop dessus, j’ai tendance à ressentir une douleur comme si... comme si mes os bougeaient à l’intérieur. » Une de mes collègues de travail faisait ce qu’on appelle dans ce monde de l’arthrite. Elle m’avait expliqué qu’elle en faisait beaucoup aux mains et à son genou et que ça lui faisait mal, un peu comme moi, les jours de pluie ou quand c’était trop chaud, par exemple. Mais je ne savais pas si c’était lié. Moi, j’avais carrément perdu ce membre-là auparavant, alors... à quoi c’était dû exactement ? Il fallait que je le découvre parce que ça m’empêchait d’être actif au travail. « Disons que je sens parfois qu’elle est en feu ou qu’elle risque de me lâcher. » expliquai-je. Je ne voulais pas laisser un seul détail lui échapper. C’était lui l’expert et il me semblait d’être un bon type. Et puis, je me disais que plus je lui en parlais, plus ça l’aiderait à comprendre ce qui se passait dans mon corps.
C’est dans la deuxième partie des questions que ça commençait à se corser. Disons que je n’avais pas la moindre idée de la réaction en chaîne que ça pourrait bien engendrer si je lui disais toute la vérité. « Depuis toujours... enfin, depuis que je suis arrivé ici... » avais-je échappé. Et ça me rendait de plus en plus nerveux à l’idée de tout lui expliquer ou de bidonner une histoire. Ce n’était pas un chasseur de dragons et je n’étais pas en danger de mort. C’était un médecin qui ne cherchait qu’à m’aider. Alors, je me souviens avoir pris une grande respiration et lui avoir dit bien carrément (et peut-être très rapidement, lorsque j’y songe...) : « En fait, dans une autre vie, j’ai perdu cette jambe. Je suis débarqué dans ce monde y’a un an maintenant et puis... voilà. Je me promenais dans ma ville de viking avec une jambe de fer et puis paf ! elle est revenue quand je suis arrivé ici. » Et je me suis mis à respirer et à regarder le pauvre docteur qui devait me prendre pour un demeuré ou pour un fou. « Mais c’est mon seul antécédent médical hein... » J’avais des sueurs froides et je sentais que j’allais bientôt m’évanouir... !
   MAY


     
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Baymax Toma Suzuki

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MessageSujet: Re: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Dim 12 Nov - 3:29

Une douleur arrivait rarement sans raison, c’était l’une des choses que Toma savait depuis longtemps. Qu’il s’agisse d’une raison psychologique ou physique, il savait qu’il fallait en trouver les causes afin de la faire disparaître, mais qu’il n’était pas toujours si facile qu’on le pensait d’identifier le défaut qui induisait ces problèmes de santé. C’est pour cette raison qu’il continuait à écouter avec attention le patient qui lui donnait l’explication qu’il venait de demander, notant soigneusement les différentes informations sur son carnet tout en réfléchissant à ce qu’il inscrivait. Comme si des os bougeaient à l’intérieur. Peut-être s’agissait-il d’un problème osseux ? Du cartilage ? Baymax continua sa prise de note sans ciller, attentif à chaque information qu’il ajoutait, près desquelles il notait régulièrement des hypothèses possibles, le tout sans jamais interrompre le jeune homme qui parlait, si ce n’était pour lui demander des précisions. En feu ? « Vous voulez dire, une douleur cuisante ? » Les expressions idiomatiques ne lui réussissaient jamais, mais il connaissait l’inflammation et les termes qui servaient à définir des maux. Avec un peu de chance, il avait compris ce que voulait dire ce garçon.

Quand enfin Baymax s’aventura à poser une nouvelle question concernant le problème de ce jeune homme, la réponse fut des plus intéressantes. Depuis qu’il était arrivé ici ? C’était tellement relatif : lui n’était arrivé que l’année précédente. L’explication qui suivit cette demi-déclaration arracha un léger sourire à l’infirmier, qui connaissait particulièrement bien sa situation. Une autre vie. Une vie, en ce qui le concernait tout particulièrement. Posant son carnet, Toma laissa ses yeux scruter le visage de l’ancien viking – ce qu’il avait conclu en écoutant ses explications – et il croisa les mains devant lui, avec cet air de celui qui en savait beaucoup, mais qui hésitait à parler de peur d’en dire trop. Il avait eu à faire à de nombreux patients du manoir, depuis son entrée en service à l’hôpital, mais c’était la première fois qu’il entendait une telle histoire. C’était vraiment intéressant. Plus qu’intéressant, c’était utile.

« Je vois. » Un léger sourire, très discret, se glissa aux lèvres de l’infirmier alors qu’il regardait son patient. « Je pense qu’on peut dire que toute bénédiction a un prix, alors ? » C’était un peu cela, quand on réfléchissait bien. Il reprit ses notes pour relire ce qu’il avait inscrit, notant rapidement ce qu’il pensait sur la fiche du patient. Il était presque certain de son diagnostic, mais quelques examens lui permettraient de le vérifier. « Au vu de ce que vous m’expliquez, je dirais qu’il pourrait s’agir de douleurs fantômes. C’est fréquent, dans le cas de membres amputés. » expliqua-t-il calmement avant de réfléchir un peu plus longtemps. « Mais comme je ne peux pas l’affirmer comme cela, nous allons devoir faire au moins une radio de votre jambe, afin de vérifier que tout va bien au niveau des os, des muscles et des articulations. Cela vous convient ? » Une radio, c’était amplement suffisant, et passer par une échographie ou une infiltration ne serait sûrement pas nécessaire. Il devait voir l’état général, après tout.
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MessageSujet: Re: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Dim 19 Nov - 3:40

Baymax & Harvey

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« Cuisante ? Un peu comme ça oui... » Faut dire que j’avais perdu cette jambe, à la base, à cause d’un dragon. Je trouvais ça assez marrant de faire le lien entre les deux, quand il me le fit remarquer. C’est vrai, quoi, on pouvait pas tous les jours se vanter d’une telle perte... Alors, ça m’avait fait rire un peu, détendant un peu l’atmosphère pendant quelques instants.

Aller voir un médecin, c’était pas coutume chez nous. On endurait, on était fort et on avait une fierté. Mais j’avoue qu’avoir un avis d’expert, ça m’avait vraiment rassuré. Juste le fait d’aller voir quelqu’un pour enfin en parler sans gêne, ça m’avait aidé. J’étais à la fois soulagé et très heureux d’avoir pu enfin révéler la vérité à quelqu’un sans me faire regarder de travers. C’est vrai, quoi, c’est pas facile de rester crédible dans ce monde en leur disant qu’on vient en fait qu’une autre réalité. En vrai, j’avais jamais été aussi nerveux de tout ma vie, enfin, sans compter toutes les fois où j’avais dû affronter mon père. Et puis, tout est sorti d’un coup, sans que je me fasse juger de quoi que ce soit. Ce médecin, interne ou je ne sais quoi, je lui faisais confiance. Quelque chose me disait qu’il était bien et qu’il était quelqu’un de bien. J’avais un bon radar pour ce genre de chose, même si parfois, j’avais eu beaucoup de mal par le passé. Mais avec ce gars, qui n’avait pas l’air trop plus vieux que moi, je me sentais en confiance. Je n’avais pas pu confier mon secret à beaucoup de personnes depuis mon arrivée à Fantasia Hill. Peu de gens, voire même, presque mon entourage entier l’ignorait. Je ne m’étais jamais ouvert à ce sujet avec personne. J’étais vraiment heureux de voir qu’on ne me prenait pas pour un total fou furieux ou quelque chose dans le genre. Évidemment, je me demandais s’il avait tout compris, attendant ce qu’il avait à me dire ou à me conseiller. C’est vrai quoi, il devait pas en voir souvent, des gens qui avaient perdu une jambe dans un passé presque trop lointain maintenant. Alors, je voulais savoir si ce silence signifiait qu’il me prenait pour un fou ou s’il réfléchissait. Il me semblait tellement compétent et en confiance.

Lorsqu’il m’annonça enfin ce qu’il en concluait, je fus encore plus soulagé que de lui avoir balancé mon secret. Il ne me trouvait pas fou allié ou quelque chose dans le genre, il me croyait ! J’étais très heureux de voir que je pouvais peut-être faire confiance à quelqu’un pour ce lourd secret que je trainais derrière moi pendant cette année et demie. Et cette douleur qui me pesait sur la jambe et qui m’empêchait parfois d’avancer dans mon quotidien. J’étais conscient que tout ne pourrait pas se faire en une seule fois, évidemment, mais de voir que quelqu’un était prêt à m’aider... ça n’avait pas de prix. J’étais prêt à lui donner toutes les informations nécessaires pour qu’il m’aide à régler mon problème. J’eus un léger sourire. « Effectivement, on pourrait dire ça comme ça. Je veux dire, retrouver sa jambe, alors que ça fait plusieurs années que je vivais sans... c’est assez radical comme changement. » À mon arrivée, j’avais été obligé de tout apprendre à nouveau parce que ça me faisait très étrange d’avoir mes deux jambes. Bref, il me parla ensuite de radio. J’espérais simplement que ce ne soit rien de si grave. « Aucun soucis, je veux faire mon possible pour savoir ce qui se passe et vous aider... » Mais j’avais un peu peur. J’avais jamais fait cette opération de ma vie. Je l’avais vu pour certains animaux, mais pour moi... C’était assez étrange. J’étais prêt à tout pour lui donner un coup de main et savoir ce qui se passait vraiment dans mon corps.


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Baymax Toma Suzuki

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MessageSujet: Re: certains problèmes sont plus difficiles à détecter que d'autres (pv baymax)   Mar 12 Déc - 20:43

Ce garçon n’avait pas l’air très sûr de lui, mais ce n’était, aux yeux de Toma, pas plus étonnant que cela. Les maladies, les maux et autres douleurs n’étaient pas connues de tous, et il lui arrivait également de douter, par moment, et il vérifiait très régulièrement ses connaissances pour ne pas commettre d’erreurs stupides. Il en allait de la santé des patients, après tout. Aussi, en obtenant la réponse de monsieur Haddock, il hocha la tête et lui adressa un petit sourire, souhaitant au plus profond de lui qu’il ne se trompait pas dans le diagnostic qu’il s’apprêtait à partager.

Et en parlant avec ce patient venu d’une autre vie, Toma découvrait un nouveau sentiment qu’il n’avait encore jamais éprouvé jusqu’alors : la compassion. Il comprenait la difficulté de se retrouver dans un monde dont il ne comprenait pas le fonctionnement, trop rapide et trop compliqué ; et il avait également que les problèmes physiques qui touchaient les personnes qui arrivaient soudainement dans ce monde étaient nombreux, ce qui lui évoqua le souvenir de madame Flower, dont la maladie était pire que des douleurs fantômes, qui pouvaient être amoindries de bien nombreuses façons, elles. « Oui, votre mental agit encore comme si votre jambe était absente. C’est de là que viennent généralement les douleurs fantômes. En fait, les terminaisons nerveuses essaient d’entrer en contact avec un membre absent, qui ne réagit pas, et le cerveau interprète cela comme une blessure. Cela ne devrait pas être le cas, maintenant que vous avez retrouvé votre jambe, mais votre cerveau semble s’être habitué à l’absence de votre jambe. » Lui expliqua-t-il d’un ton calme. Le cerveau était un sujet passionnant à ses yeux, plus encore que le cœur. N’était-ce pas le processeur de l’Homme ? L’organe qui lui permettait de penser, d’agir, de vivre en tant qu’être conscient ? « J’ai rencontré plusieurs personnes comme vous. » dit-il finalement, essayant de soutenir le regard de ce garçon dont il ne savait rien. « Je veux dire, des personnes qui avaient… Une autre vie avant. » Et sur cet aveu, il se redressa pour partir lentement en direction du service radiologique, réfléchissant déjà aux différents traitements qui existaient pour les douleurs fantômes. Elles étaient, hélas, impossibles à faire disparaître, mais il était possible de les atténuer, de les effacer quelques temps. Restait à espérer que monsieur Haddock accepterait de se plier à un traitement médicamenteux, qui serait sans doute inévitable.

Il attendit au guichet, qu’on lui indique le moment où viendrait leur tour et, quand ce fut le cas, il entra dans la salle d’examen, où se trouvait l’un de ses collègues qui le salua poliment, en compagnie de son patient. « Vous n’avez aucun objet métallique sur vous ? » demanda-t-il rapidement, avant de réfléchir. « Vous allez devoir enlever votre pantalon et vous asseoir sur cette table. Ne vous en faites pas, ça ne fera pas mal. » Du bout de son stylo, il désigna la table qui se trouvait au centre de la pièce, au-dessus de laquelle trônait fièrement un énorme appareil de radiographie. Le radiologue était déjà là, prêt à faire les différents réglages nécessaires à l’examen. Quand il lui adressa un regard, Toma posa les yeux sur lui. « Il me faudrait une radio complète de la jambe gauche. » lui indiqua-t-il simplement avant d’aller se placer derrière les vitres de protection qui l’empêcheraient d’être exposé au rayonnement.
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