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 y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)

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les héros de pixie
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Harvey H. Haddock

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MessageSujet: y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)   Jeu 21 Sep - 15:57


   
     

   

y'a des matins où ça va vraiment pas

— Stella & Harvey
Il y a des jours où sérieusement, on aurait envie de rester coucher, dans notre lit douillet, malgré les responsabilités qui nous attendent. Ce matin-là, tout était allé de travers. Rares étaient les fois où je me levais après le cadran et que je l’oubliais la veille, mais faut croire que tout n’était pas rose pour moi. En vitesse maximum, j’ai attrapé un t-shirt et une paire de shorts avant de me précipiter vers l’entrée du manoir. J’ai empoché mes clés pour débarrer mon vélo avant de sauter dessus pour me rendre au travail. Évidemment, il fallait que je sois en retard au boulot. J’avais pour habitude de ne pas arriver en retard et de toujours me rendre un peu en avance. Je me considérais chanceux ce matin-là parce que ce n’était pas moi qui ouvrait le magasin. Vous imaginez la pagaille ? Bon, je connaissais mon horaire par cœur, mais de mémoire, ce n’était pas moi qui était chargé d’ouvrir l’animalerie. Cependant, plus j’y pensais, plus ça me pressait et je devenais stressé à l’idée d’avoir gaffé. Faire un peu de vélo, c’était une activité que j’aimais, d’habitude. Mais j’avoue que ce jour-là, c’était à peine si je frôlais la mort en étant un dangereux chauffard. Ce n’était pas du tout dans ma personnalité d’agir de cette manière, mais le retard faisait en sorte que je me dépêchais et que je ne voulais surtout pas arriver en retard. Eh bien, avec du recul, je dois dire que ma stratégie était un échec total, à tous les niveaux !
Comme il y avait aussi un tas de trucs qui me passaient par la tête, j’ai pris un mauvais virage et disons que j’ai atterri maladroitement sur une rue que je ne connaissais pas. Trop perdu dans mes interrogations pour penser que ma manœuvre était sûrement trop audacieuse, j’ai refait demi-tour pour piquer vers le parc. Cependant, je n’avais pas calculé que d’autres personnes, aussi pressées -décidément- que moi avaient décidé de se passer le mot pour prendre le même chemin. Je me faufilais un peu dans la foule afin d’arriver à mon point B, mais ce que je n’avais clairement calculé dans mon plan, c’était le fait que l’espace était assez restreint et que je ne pouvais absolument pas exécuter le moindre mouvement brusque. Alors que je croyais apercevoir la lumière à l’autre bout du tunnel, j’ai maladroitement fait une manœuvre dit e facile et je me suis ramassé sur le sol. « Ça y est... comme si cette journée ne pouvait pas aller plus mal... ! » m’étais-je exclamé.
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MessageSujet: Re: y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)   Jeu 5 Oct - 19:42

y'a des matins où ça va vraiment pas
— with harvey h. haddock

Parler aux animaux qui ne pouvaient malheureusement pas me répondre et certainement pas me comprendre non plus était devenu une routine et ce même après avoir retrouvé Pascal. Peut-être m’étais-je attachée à ces petites bestioles, ces caméléons particulièrement mignons et, il n’y avait rien à faire, ils étaient ce rappel constant de l’ancienne forme de mon meilleur ami devenu Noam dans ce nouveau monde, dans cette nouvelle vie. Pourtant, je ne le rejetais pas. Il avait certes changé physiquement et même psychologiquement, mais dans le fond, il était toujours mon plus vieil et cher ami. Si l’envie était bien présente au fond de mon cœur, je n’avais pas la possibilité de me présenter tous les jours à l’animalerie, malheureusement, alors dès que j’en avais l’occasion, je fonçais, que je sois exténuée ou de mauvaise humeur – ce qui était plutôt rare chez moi – je trouvais la force pour y aller et je retrouvais toute mon énergie. J’ai toujours été de ces personnes solaires qui rechargent leur batterie interne en côtoyant les autres, en étant entourée et qui réconforte les autres presque naturellement, quand je ne les agace pas. J’avais bien conscience que mon optimisme à toute épreuve pouvait en fatiguer plus d’un.

C’était samedi et je n’avais aucune excuse pour ne pas m’y rendre. Le soleil était présent, moins chaud déjà qu’il y a quelques mois, voire quelques semaines, mais ses rayons traversaient tout de même les tentures de mon dortoir. Dans un élan, je me levai de mon lit, faisant le nécessaire pour ne réveiller personne autour de moi mais c’était son côté ma maladresse légendaire. Je me cognai contre l’un des pieds du lit et un cri de douleur s’échappa par mégarde. Par chance, je restais polie même dans les pires situations. Une bonne habitude, sûrement. « Excusez-moi… » Je me confondais déjà en excuses alors que quelques têtes dignes de celles de zombies dans ces films d’épouvante qui me filaient la chair de poule se relevaient. Ils étaient heureusement encore à moitié endormis. Je filai jusqu’aux salles de bains communes, m’y changeai après une bonne douche et attachai mes cheveux, un autre vieux réflexe de cette vie, la mienne, à Corona. Je savais bien que je me levais aux aurores quand je pouvais profiter et jouer les marmottes mais je n’étais pas Aurore, après tout. Quand on est responsable d’une tour, on n’a pas d’autres choix.

Une fois mon sac à main en ma possession, je sortis du manoir, tout aussi délicatement. Dans mon enthousiasme, j’avais laissé la porte claquer violemment derrière moi. « Ouuups… » Décidément, il fallait que j’apprenne à doser mes gestes. Le chemin jusqu’à l’animalerie n’était pas le plus court mais j’adorais marcher. Je n’étais pas encore habituée aux voitures, tout juste aux bus et, objectivement, il y avait moins de risque d’accident en marchant. Enfin… C’est ce que j’avais cru naïvement… Puisqu’un cycliste sauvage nous rentrait presque dedans dans le parc. Quand j’entendis la chute, je m’approchai rapidement pour me pencher vers la victime. « Ça va aller ? Vous n’avez rien de cassé ? » Et je le reconnus pour l’avoir souvent croisé à l’animalerie, justement. Je lui tendis la main, ce sourire maternel, dont j’avais le secret, aux lèvres. « Vous êtes Harvey, c’est bien ça ? Vous avez fait une sacrée chute. » Je trouvais ça drôle, dans le fond, cocasse plutôt, mais je m’inquiétais sincèrement pour lui. Tiraillée entre les deux, l’instinct maternel prenait naturellement le dessus, dans un premier temps, en tout cas.

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Harvey H. Haddock

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MessageSujet: Re: y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)   Dim 8 Oct - 1:49


   
     

   

y'a des matins où ça va vraiment pas

— Stella & Harvey
Ce matin-là, j’aurais profondément voulu que le temps s’arrête, rien que pour me laisser passer. Je n’étais jamais en retard. C’était la première fois que ça m’arrivait depuis longtemps. J’étais fatigué, ma jambe me faisait mal quand la météo faisait des siennes et je dois avouer que j’essayais de garder un bon rythme de travail et d’avoir une vie en dehors. Je trouvais ça compliqué comme monde, sérieux. Plus j’y pensais, plus je me trouvais affreusement suicidaire d’aimer cette vie, mais c’était la mienne, à présent et je ne pouvais pas y faire grand-chose ni même y remédier. Je ne savais même pas comment j’étais atterri dans ce monde, alors, il fallait que je m’habitue. Bref, tout était aligné pour que ce soit une journée affreusement merdique. Je me demandais si les dieux n’étaient pas en colère contre moi ou quelque chose comme ça. Thor m’en voulait peut-être pour quelque chose, mais je n’avais aucune idée de ce que cela pouvait être, bien honnêtement. Peut-être que c’était un signe ? Mais me mettre en retard à ce point, ce n’était pas du tout sympa ! Donc, je m’étais dépêché comme un malade à me rendre au travail. L’animalerie était un endroit que j’affectionnais particulièrement. Ce n’était pas de l’aide en matière de dragons, mais c’était à peu près la même chose. Je n’étais pas encore un expert en la matière animale complètement, mais j’étais en devenir. On n’apprenait pas en un jour ! Je me disais qu’il y avait encore tellement de choses à explorer... Mais ces pensées devaient être garder pour un autre moment parce que j’étais dans un sacré pétrin et très en retard aussi. Rien ne m’avait prédit à être devant un accident matinal comme celui-là. Seulement la maladresse du moment, il faut croire. Je n’étais pas doué pour être discret et ce n’était pas un secret. La plupart du temps, je fonçais dans tout et n’importe quoi, sans oublier que j’étais particulièrement très maladroit. Et puis, je pensais sans doute à trop de choses en même temps, lorsque l’accident se produisit et que j’eus l’impression de chuter de haut... alors que ce n’était même pas de Krokmou ! Je n’étais que maladroitement tombé au sol et j’avais eu l’impression que j’étais tombé plus bas.
Le vélo, c’était assez pratique pour les déplacements dans ce monde... enfin, quand on savait le contrôler. Le problème, c’est que ce n’était pas un autre être à contrôlé, c’est nous en tant qu’humain qui faisions tout le travail. Autant dire que j’étais doué pour autre chose que de faire cette activité physique très populaire dans la population. La plupart du temps, j’avais un bon contrôle sur l’engin, mais avec tout ce qui me passait par l’esprit ce matin-là, je peux présupposer que j’avais toute ma tête, sauf qu’elle n’était pas dans mon activité physique. Je me sentais bête d’avoir chuté et d’être tombé dans une telle situation. Je voyais tout le monde autour de moi avec des têtes aussi inquiètes les unes que les autres, mais je dois avouer que je voulais surtout que ça arrête de tourner dans ma tête au début parce que je voyais définitivement le double de ce qu’ils étaient. Cependant, parmi toutes ces voix, j’en reconnus une qui attira mon attention plus que les autres. « Vous êtes vachement nombreux autour d’une seule personne, c’est normal... Oh vous avez tous des jumeaux ? » Je disais absolument des choses qui n’avaient aucun sens, mais j’avais complètement perdu mes repères. Une fois que ma vision revint soudainement à la normale, je pus la voir plus clairement. Elle était passée souvent à l’animalerie à la recherche de ce Pascal... Sauf que je ne me rappelais pas exactement de son nom. « Oui, moi c’est Harvey... désolé si je ne me souviens pas de votre nom. En tout cas, merci bien. » Elle m’aida à me relever et j’avais encore un peu l’impression d’être sur une autre planète, tellement ça secouait. Mais bon, une chance que je mettais toujours mon casque ! « Oulà, va falloir que j’y aille doucement... Merci, mademoiselle... ? » Je ne savais pas à qui j’avais affaire. Enfin, si je le savais, mais pas tant que ça.
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MessageSujet: Re: y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)   Jeu 19 Oct - 21:37

y'a des matins où ça va vraiment pas
— with harvey h. haddock

Plus de peur que de mal. Plus de rires que de larmes, même. Ce n’était peut-être pas la meilleure réaction, la plus adaptée mais il avait tout de même réussi à m’arracher un petit sourire quand il parla de jumeaux. Pour autant, je n’oubliais pas qu’il pouvait souffrir à la tête. Mais, sincèrement, qui aurait pu rester totalement de marbre face à une telle culbute, soudaine et franchement drôle. Sincèrement, j’avais de la peine pour lui et je pouvais aisément me mettre à sa place et je n’aurais pas véritablement envie de me retrouver dans une telle posture. Rien de glorieux. Ça ne m’empêcha pas, comme je l’ai dit, de rigoler discrètement – du moins, je l’espérais – et contre toute attente, j’eus un geste plutôt… étrange. Pas certaine qu’on me comprenne, pas certaine qu’on me prenne pour une personne saine mais c’était devenu un réflexe bien trop ancré dans ma petite caboche. Pourtant, j’avais bien compris que ça ne marchait pas, ici, dans ce monde, cet autre monde. Ils n’avaient pas pris la main que je lui avais tendue alors j’avais continué dans ma lancée… assez extraordinaire. Je pris mes longs cheveux blonds que j’enroulai tout autour de sa main que je devinais malgré tout égratignée au moins, sans prendre vraiment la peine d’en être certaine, et j’entamai la chanson qui m’avait permis de soigner la paume de la main d’Eugène. « Fleur aux pétales d’or, répands ta magie, inverse le sort, rends-moi ce qu’il m’a pris. Guéris les blessures, éloigne la pluie, ce destin impur, rends-moi ce qu’il m’a pris, ce qu’il m’a pris. » Et aussi rapidement que nerveusement, je libérai sa main et… rien. « Zut ! Tu savais pourtant que ça ne fonctionnait pas, ici ! » Pendant ce temps, le jeune homme que j’avais reconnu comme étant Harvey reprenait ses esprits.

Sois concentrée sur Harvey. C’est ça ! Ne répète plus ce genre de choses devant n’importe qui. Combien de colocataires n’avais-je pas fait fuir en répétant maladroitement ces réflexes, ces mots en criant que je n’avais pas réussi à soigner ? Pas lui aussi, s’il vous plaît. Je sentais déjà des regards se poser sur moi. J’osai à peine relever la tête, le sourire gêné, les joues rouges. « Ah euh… J’étais… Je voulais… Enfin… » Je ne savais pas quoi dire. Bravo, Raiponce, belle idiote ! Je me sentais très… mal. Alors, la meilleure chose à faire, ne regarder que Harvey et espérer que les autres oublieraient cet… incident. « Ne vous en faites pas. » J’avais rigolé mais beaucoup plus nerveusement, cette fois. « Stella. Appelez-moi Stella. Je suis désolée pour… ce spectacle avec les cheveux. Une… vieille habitude. » Et là, soudain, un éclair de lucidité. « Mais je vous assure que j’ai encore toute ma tête ! » Voilà que je lui offrais ma tête de chien battu, ce que je ne calculais absolument pas, c’était naturel.

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MessageSujet: Re: y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)   Mar 31 Oct - 23:35


   
     

   

y'a des matins où ça va vraiment pas

— Stella & Harvey
J’étais dans ce qu’on appelait le service à la clientèle. Dans ce monde, cela signifiait qu’on rencontrait toute sorte de personne et on en côtoyait beaucoup. Parfois des pas gentils du tout et d’autres, qui sont tout simplement très gentils. Donc, c’est un contraste. Ou on avait aussi des habitués. Comme Stella en fait. Elle venait souvent à l’animalerie pour retrouver un certain Pascal, une de ces adorables bêtes qui changent de couleurs et qui me fascine vraiment beaucoup trop. Toutes les sortes d’animales ici me fascinent, ce n’est pas très compliqué. Même si j’étais dans une position assez... disons délicate et que je venais de me cogner la tête et que je voyais double. Enfin, pendant un moment du moins. Évidemment, quand elle me prit la main et qu’elle se mit à chanter, je n’y comprenais strictement rien. Bon d’accord, faut avouer qu’au début, j’étais aussi étrange lorsque je demandais à chercher un dragon et que j’ai compris que c’était une créature fantastique qui n’existait visiblement pas ici. Mais on avait tous nos habitudes, mais j’arrivais quand même à comprendre que ça avait rapport avec la guérison, je n’étais pas si déconnecté de la réalité. J’avais compris qu’on avait tous été envoyés dans ce monde d’un moyen mystérieux. Je n’avais encore aucune explication, mais je comptais bien trouver le fin mot de l’histoire... une fois que j’aurais retrouvé Astrid, évidemment. Bref, je vis qu’elle fut un peu mal à l’aise face à cette scène un peu particulière, mais je lui souris bien amicalement. « Vous chantez très bien, merci... euh... d’avoir essayé, cependant. » Puis, je repensais aux paroles : une fleur aux pétales d’or. Était-elle reliée à Wilhelmina ? Je ne savais pas trop comment réagir alors, je me grattai le derrière de la tête. De toute façon, c’était déjà fait, je ne pouvais pas lui faire une autre remarque alors qu’elle était visiblement malaisée face à ce tout petit incident.
Je continuai à sourire, tout en me relevant lentement, en écoutant son discours. J’étais habitué d’être un peu perdu, mais là, jamais je m’étais fait aussi mal avant. C’était dans mes habitudes... pas à ce point-là, du moins. De toute façon, sa réaction était tout à fait normale. Moi-même je trouvais parfois qu’il m’en manquait des bouts dans la caboche, donc. J’essayai donc de calmer l’atmosphère un petit peu. « C’est plutôt moi qui devrait avoir peur de la perdre avec la chute que j’ai faite. » En y repensant, j’ignore vraiment ce qui m’est passé par la tête de jouer avec la médecine comme ça. Ça aurait pu être grave, mais en me relevant doucement et en me posant sur un banc, tout en enlevant mon vélo du chemin, je me sentais beaucoup mieux. « Je suis enchanté, Stella. Vous venez souvent à l’animalerie, pas vrai ? Je reconnais les habitués... désolé si ça vous parait étrange. » Je ris nerveusement à mon tour. Elle, elle venait de chanter et moi je la reconnaissais comme ça, étant aussi étrange que ça pouvait paraître. On n’était pas trop doué pour les bons débuts d’introduction. Cependant, j’avais bien été heureux de l’avoir à mes côtés, au cas où il me serait arrivé quelque chose de plus grave et je ne manquai pas de le lui faire remarquer. « Merci de m’avoir aidé. Vous savez, j’aurais  pu avoir une blessure plus grave. »
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MessageSujet: Re: y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)   Jeu 30 Nov - 21:24

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Vous chantez bien ? Il avait vraiment rétorqué ça ? Je ne savais pas comment le prendre autrement qu’en rigolant… nerveusement. Il avait le don pour détendre une atmosphère plombée par un malaise aussi gros que le mien. Malaise qui était une conséquence logique suite à mon attitude qui devait paraître complètement stupide, voire digne d’une fille souffrant d’une maladie psychiatrique. J’avais l’impression de devoir à nouveau faire mes preuves pour confirmer que j’étais humaine et normale. J’avais le sentiment que je passais d’une vie d’ermite à la vie, la vraie. Oui, tout ça me rappelait ma rencontre avec Eugène. Leurs regards me rappelaient étrangement celui de l’homme que j’aime plus que tout au monde. Autant dire qu’au début, il ne m’offrait que mépris et condescendance. Il me prenait pour une folle à lier. Même ce jeune homme qui venait de se planter en beauté avait été beaucoup plus ouvert. Peut-être le faisait-il par peur des représailles ? Et voilà, je me reposais encore cent mille questions stupides, comme je l’avais toujours fait alors que j’étais encore enfermée dans cette tour ou juste après avoir pu fouler pour la première fois de ma petite vie le sol, l’herbe fraîche. Répondre. Il fallait répondre. Ne pas laisser un silence lourd. « He, he… Merci. » Je souriais, je chipotais à mes cheveux, je me bouffais la lèvre inférieure, je rigolais bêtement et, surtout, je fuyais les regards qui me faisaient sentir petite, aussi minuscule qu’un insecte.

Alors qu’il se relevait, je l’aidais en le soutenant, comme je le pouvais. Je n’étais certainement pas la plus forte mais aider un garçon plus jeune que moi qui n’était pas particulièrement lourd mais… je me rendais rapidement compte du côté ridicule de la situation. J’étais beaucoup trop petite. Je devais faire une tête de moi, peut-être même lui arriver juste en-dessous des épaules. Alors, pour le relever, forcément, c’était… pas forcément pratique. Alors, je m’avisai et reculai, triturant mes doigts, gigotant nerveusement avant de finir par rigoler. « Vous comprendrez rapidement que je ne suis pas très douée ni en chanson, ni pour remarquer la différence de taille avant de me ridiculiser. » Au moins, j’avais réussi à me détendre moi aussi, un peu. Je rigolai tellement que j’en finis par tomber sur mes fesses. « Et finalement, c’est moi qui me retrouve bêtement par terre. Je n’ai jamais été particulièrement… adroite. » Je chipotai à mes cheveux, embrouillant ma crinière blonde. « L’animalerie, oui ! C’est pour ça que je venais, d’ailleurs. Je cherche Pascal, un petit caméléon. C’est mon meilleur ami, il faut dire que rester enfermée dans la même tour pendant autant de temps. Vous m’avez déjà vue, alors ? Vous devez me prendre pour une folle… » Tout se bousculait en moi : l’incertitude, la joie, l’envie d’en parler encore plus avec lui, l’euphorie et la panique générale. « Ne me remerciez pas, c’est normal. Je ne comprends pas ceux qui ne font qu’observer en silence, voire avec leurs appareils… technologiques. » Pas de reproches, juste de l’incompréhension dans mon regard et dans mon discours.

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MessageSujet: Re: y'a des matins où ça va vraiment pas (pv stella)   Dim 17 Déc - 21:10

Stella & Harvey


y'a des matins où ça va vraiment pas

Moi-même étant une personne qui peut réagir très bizarrement en recevant un compliment, disons que je comprenais pourquoi il y avait eu un léger silence lorsque je lui avais dit qu’elle chantait bien. Pourtant, c’était la vérité ! Et puis, je n’avais jamais entendu cette chanson. Enfin, chez les vikings, c’était des chants traditionnels, pas des choses qu’on entend dans ce monde. Je me disais que c’était sûrement une chanson qu’elle chantait comme berceuse ou quelque chose dans le genre et non... comme de la musique que j’étais censé connaître, vous voyez ? Alors, bon, je comprenais un peu que ça la gêne de répondre à une telle remarque. Je ne voulais pas la mettre mal à l’aise, je cherchais plutôt un moyen de lui dire que j’appréciais son geste. C’était quand même la seule qui avait eu la gentillesse de venir me parler. Dans ce monde, les gens étaient assez centrés sur eux-mêmes. Au début, je faisais la conversation à tout le monde, comme je le faisais au village. J’ai vite compris que ce n’était le même fonctionnement ici, en tout cas. Et donc, le fait que quelqu’un vienne naturellement m’aider m’a légèrement surpris sur le coup, je dois l’avouer. Stella semblait d’être quelqu’un de très gentille. Moi, j’étais assez du genre maladroit dans ce genre de conversation. J’essayais de ne pas être trop étrange ou de sembler trop dans la marge parce que je paraissais trop... awkward ? Mais je ne voulais surtout pas qu’elle se sente trop mal à l’aise après ça. Les autres gens autour avaient commencé à se dissiper. Comme je le disais, trop individualistes. Au moins, Stella était restée avec moi jusqu’à la fin pour savoir si j’allais vraiment et que je m’étais remis de toute cette péripétie... même si j’étais légèrement en retard. Ce n’était pas une priorité.

Je ris un peu face à sa remarque. Moi aussi, mes habiletés sociales n’étaient pas vraiment au point et il m’arrivait de m’étouffer avec l’air que je respirais. À son tour, elle tomba sur le sol et je lui tendis ma main pour qu’elle puisse ensuite se relever. « Alors, il faut croire qu’on a tous nos difficultés... Moi aussi, je suis doué pour tomber pour rien ou pour m’intoxiquer et m’étouffer, alors que tout est normal. » Il fallait se serrer les coudes, entre personnes qui étaient assez maladroites. Et puis, je savais que les autres disaient qu’elle était un peu folle de rechercher son caméléon. Moi, écoutez, je recherchais un dragon ! Autant dire que je ne savais pas trop par où commencer, mais que je gardais aussi certaines choses de ma vie bien personnelle. Je relevai alors mon vélo de sur le sol pour le remettre sur ses roues. Elle aussi allait vers l’animalerie, je lui souris sincèrement. « Oh, c’est là que j’allais justement... Vous savez, le réveil n’avais pas sonné ce matin et me voilà en retard. » Bon, alors ça me fera un peu de compagnie pour aller jusque là-bas. Et puis, elle m’a quand même aidé à voir que ça allait mieux. Je ne ressentais presque plus de douleur à la tête et je me disais qu’un verre d’eau serait suffisant. Chez les vikings, il n’y avait pas de place pour ce genre de faiblesse. Mais je devais avouer que je n’avais vraiment pas fait attention et que j’étais trop pressé. « Vous voulez qu’on fasse le trajet ensemble ? Ce n’est pas très loin d’ici. » lui proposai-je, en souriant.
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