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 (baymax) petit coup de frayeur au clair de lune

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les alliés de pixie
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Wilhelmina K. G.-Flower

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MessageSujet: (baymax) petit coup de frayeur au clair de lune   Sam 16 Sep - 12:41


petit coup de frayeur au clair de lune
la fleur & le robot




Jour de congé. Pourtant, l’ancienne fleur était réveillée avant même que le soleil ne laisse sa place à la lune. Le dos callé contre sa tête de lit, en boule, c’était éclairée par sa lampe de chevet que la demoiselle lisait avec attention un ouvrage commencé il y a peu. Un recueil de contes. Un livre passionnant qui l’aidait à penser à autre chose que ces instants où, en solitaire, elle attendait patiemment que la lune prenne sa place dans le ciel nocturne et qu’elle puisse vaquer à d’autres occupations. Un conte, un deuxième et puis un troisième. Puis, elle put enfin refermer le livre pour se glisser hors de son cocon. Wilhelmina passa tranquillement dans la salle de bains. Elle prit une longue douche, profitant du calme de ce début de soirée. Propre, elle enfila un jean et une tunique. Une tenue féminine à laquelle elle ajouta une paire de petites chaussures à talons. De tout petits talons, nul besoin d’attiser sa maladresse. Puis, de retour dans sa chambre, la brunette ouvrit les volets et un peu ses fenêtres. Un instant, son regard se posa sur les jardins éclairés par l’astre lunaire, leur donnant un air presque mystique. Et c’était décidé, elle fera ses exercices du jour en extérieur.

Will attrapa dès lors l’étui de son violon avant de sortir de sa chambre pour se glisser jusqu’aux cuisines, déserte à cette heure-ci. Déposant son instrument sur l’une des chaises, la demoiselle se prépara un petit déjeuner des plus classiques. Une salade de fruits, du pain de mie passé au grille-pain. Petit déjeuner qu’elle savoura en solitaire à la table de la cuisine alors que son regard se posait à nouveau sur les jardins. Sur les fleurs qui y poussaient. Peut-être en profiterait-elle pour en cueillir quelques-unes à déposer devant quelques portes pour réchauffer les coeurs de leur locataire ? C’était là une habitude que la brunette avait pris peu de temps après son arrivée. Elle ne pouvait se montrer aussi utile qu’auparavant, mais elle faisait de son mieux.

Finalement, le petit déjeuner prit, Wilhelmina nettoya le tout et attrapa à nouveau son étui pour se glisser dans le jardin. Là, sous un arbre éclairé par la lune et les étoiles, l’ancienne fleur sortit son violon et se mit en place. Cela serait un excellent exercice pour les mains, n'est-ce pas ? Alors, elle commença à jouer. Tout doucement, pas trop fort. Une mélodie des plus tendres, nostalgique. Puis, elle ferma les yeux, se concentrant sur la mélodie. Mélodie qui, lentement, se fit bien moins juste. Fronçant les sourcils devant tant d’erreur, Will s’accroupit et tenta à nouveau de jouer quelques notes. Notes qui sortirent affreusement fausses ! Dès lors, la jeune demoiselle commença à trembler. Trembler de crainte face à ce qui se passait. Sa main était engourdie ! Ce n’était peut-être que des fourmis dans ses mains, peut-être lui fallait-il juste un moment pour reprendre après avoir délaissé le violon quelques jours. Seulement, Will n’arrivait pas à penser à tout cela, perdant son sang-froid en s’imaginant déjà le pire.
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Baymax Toma Suzuki

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MessageSujet: Re: (baymax) petit coup de frayeur au clair de lune   Sam 16 Sep - 22:45


petit coup de frayeur au clair de lune
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C’était l’une de ces nuits où Baymax ne parvenait pas à dormir. Voilà déjà deux heures qu’il était rentré du travail, qu’il avait mangé et s’était mis au lit, conscient du sommeil qu’il avait à rattraper, mais il ne parvenait pas à apaiser son esprit agité, encore trop troublé par les événements qui s’étaient succédés durant la semaine. Allongé dans son lit, les yeux rivés sur le plafond, il entendait la voix de madame Patterson, qui lui demandait quand on la laisserait sortir, et qui était partie d’une façon bien différente que celle qu’elle devait imaginer. Un cancer. Il savait à quel point ces choses pouvaient aller vite, si on ne les remarquait pas assez tôt. Il le savait, mais il avait fallu qu’un autre le dise à sa place, parce qu’il avait eu trop peur de lui causer de la peine.

Il y avait donc eu madame Patterson, et monsieur Walker. Ils étaient assez âgés tous les deux, mais pas le troisième patient qu’ils avaient perdu. Le dernier, au contraire des deux autres, était extrêmement jeune. Il se rappelait de leur discussion, le jour où il était revenu de sa nuit de travail et qu’il avait rencontré une autre patiente qui résidait également au manoir. Baymax savait que sa maladie progressait rapidement, qu’elle ne lui laisserait aucune seconde chance, mais maintenant que la mort avait réclamé son dû, Toma ne parvenait à se tirer une pensée de l’esprit. Une idée tellement simple, mais qui lui faisait si mal qu’elle l’empêchait de dormir, comme à chaque fois. Ils étaient si peu de choses, dans ce monde. Les vies humaines étaient si fragiles.

Après s’être retourné pour la quarante-troisième fois – il avait compté, à défaut de réussir à compter les moutons, chose qu’il trouvait encore absurde, puisqu’il n’y en avait pas – l’infirmer se décida à quitter son lit et à se rhabiller, enfilant un pantalon en se décidant à garder, comme haut, le t-shirt noir qu’il avait enfilé pour dormir, et sur lequel figurait en blanc la célèbre formule E=MC². Un petit tour à l’extérieur ne pourrait pas lui faire de mal, troublé comme il l’était. Cela lui permettrait peut-être d’oublier les pensées inquiétantes qui rendaient le sommeil, et la comparaison que certains en faisaient avec la mort, plus effrayant que toutes les histoires qu’on aurait pu lui raconter.

Perdu dans ses pensées, il laissa ses pas le mener à travers les couloirs, silencieusement, presque inconsciemment, jusqu’à ce qu’il réalise que ses pieds le menaient dans une direction bien précise : celle de la porte des jardins. De l’autre côté, un violon chantait. Il réalisa qu’il n’avait jamais, jusqu’alors, entendu le son d’un violon autrement que dans des vidéos ou sur des disques de musique qu’il écoutait. C’était apaisant. Mais qui jouait ? La curiosité l’incita à pousser la porte qui le séparait des jardins, derrière laquelle il put reconnaître, sous la lueur de la lune, la silhouette de la patiente qu’il avait raccompagnée quelques nuits plus tôt. Pourquoi n’y avait-il pas pensé ? Il avait sans doute l’esprit trop occupé.

Mais rapidement, il sembla y avoir quelque chose d’étrange, aussi bien dans l’air que dans la musique. Il fit quelques pas en la voyant s’accroupir, son cœur soudainement piqué par la peur qui se diffusa en lui, plus vite qu’il ne l’aurait cru, et donna à son palpitant le rythme soutenu qu’il détestait tant. Et ses pensées de s’affoler. Que se passait-il ? Avant que son esprit n’en prenne conscience, il avait rejoint la jeune femme tremblante et s’était approché pour qu’elle puisse le voir, s’inquiétant de ses mains qui semblaient anormalement rigides, peut-être crispées par le stress ou une quelconque réaction à ce qui créait ses tremblements. « Quelque chose ne va pas ? »
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Wilhelmina K. G.-Flower

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MessageSujet: Re: (baymax) petit coup de frayeur au clair de lune   Lun 18 Sep - 13:53


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Wilhelmina s’était réveillée un peu plutôt d’ordinaire. Le soleil ne lui permettant pas de réellement vaquer à ses occupations, la demoiselle avait patiemment attendu, niché dans son lit. Elle avait attendu qu’enfin le soleil laisse place à la lune. Lorsque ce fut le cas, elle quitta ses draps, fit rapidement son lit avant de se préparer pour cette nouvelle nuit. L’ancienne fleur avait profité du calme dans le manoir pour prendre tranquillement une douche et se vêtir dans un style des plus classiques entre masculin et féminin. De retour dans sa chambre, la brunette ouvrit ses fenêtres, puis ses volets tout en laissant son regard se perdre un instant dans le jardin. Prendre un peu l’air ne pourrait lui faire de mal. Et puis, le jardin restait son élément, elle ne pouvait y rester loin bien longtemps. Ainsi, agrippant l’étui de son violon, Will était sortie de sa chambre pour se faufiler dans le manoir.

La cuisine du manoir. Ce fut le premier arrêt de la brunette. La pièce était déserte, alors elle profita de l’espace dont elle pouvait disposer en ce début de soirée pour se préparer un petit déjeuner des plus classiques. Elle s’était activée dans le plus grand calme, tentant de faire un minimum de bruit pour ne pas gêner les locataires du manoir qui pouvaient dormir à cette heure-ci. Puis, lorsqu’elle eut terminé, la demoiselle rangea et lava tout ce qu’elle avait pu utiliser. À ce moment, tranquillement et après avoir récupéré son instrument, Wilhelmina s’était glissée dans le jardin. Elle y vagabonda un moment, réfléchissant aux fleurs qu’elle pourrait cueillir un peu plus tard dans la nuit pour les déposer devant des portes comme à son habitude.

Finalement, elle se trouva un coin tranquille sous un arbre éclairé par l’astre lunaire. Wilhelmina n’avait pas mis bien longtemps avant de commencer à jouer une tendre mélodie. Des notes en suspensions qui prirent rapidement une tournure pour le moins étrange. Quelque chose clochait. Fronçant les sourcils, l’ancienne fleur commençait lentement, mais sûrement à perdre son sang-froid alors qu’elle sentait sa main s’engourdir. S’accroupissant dans l’herbe fraîche, elle tenta à nouveau, mais les notes étaient fausses. Will ne parvenait pas à appuyer correctement sur les cordes. C’était peut-être juste un engourdissement, rien de bien grave. Après tout, cela faisait plusieurs jours qu’elle n’avait pas pris le temps de jouer. Seulement, elle n’avait pas pu s’empêcher d’imaginer le pire.

Tremblante, elle sursauta légèrement en entendant une voix familière à ses côtés. Toma. Son regard aussi perdu qu’humidifié par des larmes naissantes se posa sur l’infirmier avec qui elle sympathisait un peu plus à mesure de leurs rencontres. Son coeur tambourinait dans sa poitrine, résonnant dans ses tempes. Elle déposa piètrement son instrument sur ses genoux pour glisser son regard vers sa main gauche. ❝ je… je ne sais pas… je n’arrive plus à jouer, à appuyer sur les cordes… ❞ souffla-t-elle paniqué alors que son regard se posait à nouveau sur l’ancien robot. Coup de panique inutile ? Peut-être, mais avec sa maladie, les possibles évolutions négatives, elle ne pouvait tout simplement pas s’en empêcher. Les raisons pouvaient être multiples quant à son « engourdissement », mais son esprit semblait focalisé sur le pire des scénarios.
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Baymax Toma Suzuki

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MessageSujet: Re: (baymax) petit coup de frayeur au clair de lune   Lun 18 Sep - 16:41


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Il avait essayé de quitter ses sombres pensées, de les distraire en allant se promener dans les couloirs du manoir, en errant comme il savait si bien le faire, à force de toujours être réveillé par le cours affolant de son esprit. Hélas, il avait échoué. Les promenades et l’air frais de la nuit n’étaient pas suffisants pour éteindre un cerveau qui aurait pu être en veille. Les choses auraient été si simples, si un interrupteur avait permis de modifier le comportement humain comme on le faisait pour les machines. Mais il avait appris, depuis son arrivée dans cette ville, que les humains différaient des robots de bien des façons, et en particulier par leur incapacité à arrêter de penser lorsqu’on le leur indiquait. C’était un système en fonctionnement perpétuel, et le seul moyen de le faire s’arrêter, c’était d’en arracher la vie. Une procédure qu’il détestait, mais qu’il avait déjà vu accomplir par les médecins.

Ce n’est qu’en entendant jouer dans les jardins qu’il commença à songer que, peut-être, il aurait été bon de ne pas déranger la personne qui jouait, même si sa curiosité était plus forte que le reste. Le son était si doux, si mélodieux. L’Homme avait découvert bien des choses, au cours de sa vie, y compris le moyen de faire chanter le bois et la corde. Cela faisait partie de ce qui le fascinait, mais pas autant que découvrir que c’était vrai. Mais cette fascination et ce confort particulier ne durèrent pas longtemps : quand il entendit le son se déformer et qu’il vit Wilhelmina changer d’attitude, il comprit que quelque chose n’allait pas. Sans cela, son écoute silencieuse le serait certainement resté, et il serait retourné sur ses pas sans même la déranger. Il était doué pour ça.

Cependant, il connaissait les conséquences de la maladie de la jeune femme ; elle lui avait déjà parlé de ses mains, comme le médecin qui lui ordonnait souvent de prendre en charge les examens à sa place. Aller vers elle était normal. De plus, il ne pouvait s’empêcher d’être, lui aussi, gagné par une panique naissante, au moment où il constata qu’elle n’allait pas bien. Sa question avait filé plus rapidement qu’il ne l’avait pensée, et maintenant qu’il obtenait la réponse, son inquiétude se calmait doucement. « Calmez-vous. » Ses lèvres se pincèrent alors qu’il essayait de se calmer. Il saisit le violon et l’écarta d’eux, puis s’accroupit pour être à hauteur de la jeune femme et saisit sa main. « Laissez-moi voir votre main. » Sans attendre plus longtemps, il tourna la paume vers lui et entreprit de masser sa main, traçant des cercles de son pouce sur sa paume avec délicatesse en espérant la détendre, avant de remonter le long de chaque doigt. Si ce n’était rien de grave, la circulation allait se normaliser et ses réflexes normaux revenir également. « C’est venu d’un coup ? » demanda-t-il calmement, sans cesser ses gestes. De mémoire, les dégradations étaient progressives… Mais ce n’était pas le moment de s’affoler. « Vous sentez quelque chose ? »
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