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 (calliane) celles qui discutent

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Mary
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M. Calliope Poppins

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MessageSujet: (calliane) celles qui discutent    Mar 18 Juil - 16:31

Diane & Calliope


Celles qui discutent

La vie à Fantasia Hill avait parfois un accent de liberté auquel elle n’avait jamais été habituée auparavant. Bien sûr elle avait autrefois passé ses journées à voler dans les airs suspendue à un parapluie, et beaucoup diraient qu’il ne devait pas exister de plus grande liberté, mais celle qu’elle ressentait dans ce monde avait des accents différents. C’était la liberté d’aller et venir, la liberté de faire ce qui lui plaisait, de dire ce qu’elle voulait et de vivre comme elle le désirait. Bien sûr parfois elle se rendait compte également à quel point cette vision des choses était utopique et à quel point elle se limitait elle-même dans cette prétendue liberté. Mais parfois, dans ses bons jours, quand elle ne se détestait qu’un petit peu, elle savait apprécier cette liberté. Elle n’en profitait pas forcément pour révolutionner le monde, elle se contentait de vivre l’instant en se disant que rien ne pouvait l’en empêcher. Elle menait cette vie qu’elle avait construit par ici et elle l’appréciait, en oubliant un instant de s’infliger une pression inutile. Alors elle se promenait, profitait de l’ambiance de la ville, écoutant des conversations volées, admirant ce que l’homme avait inventé durant la période que son bond dans le temps lui avait fait louper.

Elle avait donc commencé par faire un tour à l’orphelinat pour profiter de sa bonne humeur pour en donner aux enfants. Elle savait que parfois elle n’était surement pas le meilleur soutient à leur apporter. Alors elle profitait quand elle le pouvait de ses bons jours pour aller les voir en étant celle qu’elle rêvait d’être avec eux. Il était toujours difficile pour elle de voir des enfants abandonnés. Elle ne pouvait pas dire qu’elle se sentait proche d’eux, qu’elle les aimait comme s’ils avaient été ses enfants, mais elle se sentait néanmoins responsable. Il lui importait de faire en sorte que leurs vies s’arrangent. C’était là son objectif. Alors elle lisait des histoires, elle jouait, elle éduquait, elle préparait à manger, elle faisait un peu tout. Tout ce pour quoi le personnel de l’orphelinat avait besoin d’aide, tout ce que les enfants attendaient d’elle. Et puis elle repartait, conservant sa bonne humeur quand elle était là et s’accordant du temps à elle.

Elle déambulait ainsi depuis plusieurs minutes dans les rues de la ville. Les yeux rivés sur le monde elle regardait à la fois les passants et les devantures de magasins. Elle n’était pas réellement dépensière, mais elle avait appris à aimer les jolies choses, la mode, la décoration, tout ce qui rend la vie plus belle. Elle marchait tranquillement quand elle aperçut une silhouette familière à la terrasse d’un café. Elle la reconnut instantanément. C’était le genre de femme qui dégage une telle allure qu’il était difficile de la manquer. Alors elle s’approcha naturellement et un sourire aux lèvres, une fois à sa hauteur, articula d’une voix douce. « Bonjour Diane. Comment vas-tu ? Je peux ? » Montrant d’un signe de tête la chaise libre à côté de la jeune femme elle n’attendit pas réellement sa réponse avant de s’asseoir. « Je reviens justement de l’orphelinat, ajouta-t-elle, j’ai vu le petit Samuel, je crois qu’il va de mieux en mieux. » Et un sourire apparut sur ses lèvres alors qu’elle pensa à ce petit garçon qu’avait amené Diane il y a déjà un moment.
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Esmeralda
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Diane Esmeralda Reinhardt

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MessageSujet: Re: (calliane) celles qui discutent    Jeu 3 Aoû - 21:47


diane & calliope
celles qui discutent


Le serveur dépose une théière en porcelaine à côté de la tasse blanche et du lait avant de lui adresser un sourire poli. Diane répond instinctivement, le remercie avant de se replonger dans un dossier si épais qu’il pesait lourd sur ses genoux. Gardant une main sur les feuilles pour éviter qu’elle ne s’envole, la brune se sert le thé aux fruits rouges tout en se repassant mentalement ses notes pour le lendemain. C’était un gros dossier. C’était un dossier important. Et bien que Diane n’aimait pas douter d’elle-même ou de ses capacités, elle ressentait toujours une sorte de nœud désagréable au fond de son ventre chaque fois qu’elle savait qu’elle serait au tribunal. Elle n’était que nouvellement titulaire dans ce cabinet et elle avait à cœur d’impressionner ses collaborateurs. Une femme avocate semblait devoir faire ses preuves deux fois plus qu’un homme dans ce milieu – comme dans beaucoup d’autres. Alors elle ne s’autorisait aucune erreur si bien qu’elle travaillait jusqu’à en tomber de fatigue sur son bureau le soir. Peut-être aussi cela l’empêchait-il de penser à Phœbus, à Zephyr. Peut-être qu’elle s’empêchait de voir le désastre de sa vie personnelle pour ne pas s’en sentir honteuse, attristée. C’était toujours plus simple de fermer les yeux plutôt que d’affronter la vérité. Et la vérité était qu’elle se sentait perdue. Elle ne savait plus quoi faire – elle ne pouvait pas rester auprès de celui qui avait été son mari. Mais il refusait de signer les papiers, les enchaînant dans une union qui n’avait plus de sens aujourd’hui. Mais Phœbus ne le comprenait pas, ne voulait pas le comprendre. Il ne pensait qu’à préserver leur fils d’une douleur qui, pourtant, leur était à tous inévitable.

Les yeux perdus dans le vague, Esmeralda ne revient à la réalité que lorsqu’elle entend son prénom être lâché joyeusement dans l’air. Diane. C’était un prénom qu’elle aimait bien, qu’elle préférait presque à Esmeralda quelque part car ça l’empêchait de subir les aprioris et les préjugés du monde autour d’elle. « Callie, elle rétorque avec chaleur. Je t’en prie, installe-toi. Je fais venir une seconde tasse ? Tu aimes le thé ? » Calliope avait ce quelque chose qui l’intriguait. À le fois stricte et pourtant libre d’esprit ; à la fois coquine mais sérieuse. C’était le travail qui les avaient réunies. Diane supposait qu’elle pourrait devenir amie avec Callie. Un jour. La brune replie son dossier, le pose sur un coin de la table avec son téléphone portable. « Voilà une bonne nouvelle, rétorque Diane avec un sourire cependant que les traits du visage du petit garçon semble se dessiner devant sa rétine. Est-ce que tu vas le voir souvent ? J’avoue ne pas avoir eu l’occasion de retourner à l’orphelinat ces derniers temps. Beaucoup de travail. » Le travail était son excuse pour tout : son excuse pour sa vie de famille ratée, son excuse pour la haine de son fils. Son excuse pour fuir son existence. Elle se raccrochait à son travail parce qu’il lui était la seule chose stable et réussie de son quotidien. Sas son travail, Diane n’était rien.

_________________

MARIE OU MARILYN
retiens-moi si tu peux refermer la blessure qui me tient à la vie et le mal qu’on se fait et les coups de couteaux qui trans- percent et les plaies du silence et la nuit qui fait pleurer mon âme et la mélancolie.
dis-moi quand ça finit.


Dernière édition par Diane Esmeralda Reinhardt le Mer 1 Nov - 8:45, édité 1 fois
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Mary
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M. Calliope Poppins

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MessageSujet: Re: (calliane) celles qui discutent    Ven 6 Oct - 0:18

Diane & Calliope


Celles qui discutent

La vie de femme lui avait été offerte à son arrivée à Fantasia Hill. Avant ça, elle n'avait jamais réellement eu l'impression de faire partie de cette catégorie d'individu, de cette grande masse d'êtres humains qui semblent partager mystérieusement des secrets incompréhensibles des autres. Bien sur elle était déjà une femme, elle ne pouvait le nier, mais elle n'avait jamais vécu cette vie là, elle n'en avait jamais profité. Elle était une femme mais elle était effacée derrière son rang, derrière son métier. Elle était une femme en théorie, physiquement, biologiquement. Rien de plus. Elle avait appris depuis qu'être une femme semblait impliquer beaucoup de choses différentes dans la société. Beaucoup auraient d'ailleurs critiqué le fait que l'on puisse exigé qu'une femme se doive de répondre à des critères spécifiques. En un sens elle était d'accord. Même si elle aimait avoir découvert ce qu'être une femme pouvait bien vouloir dire réellement, elle aimait aussi avoir compris qu'il n'y avait pas un seul type de femme. Elles étaient toutes différentes, toutes singulières et c'était là la beauté et la force de ce si grand groupe.

Quand elle avait rencontré Diane, elle avait tout de suite ressentie en elle une femme forte. Le genre de femme qui ne se laisse pas marcher sur le pied, qui n'accepte d'ordre de personne et qui jamais ne laissera sa voix s'évanouir dans le silence ou disparaitre sous les cris des autres. Il faut dire qu'elle l'avait rencontré dans son travail. Elle était avocate, le genre de métier où il fallait se faire entendre. Calliope n'avait jamais cherché à exercer un métier qui lui demanderait un tel investissement, une telle force de caractère. Elle se plaisait à exercer des activités plus douces, qui lui paraissaient plus simples et qui lui permettaient de ne penser à rien. Pour autant, elle admirait la force dont faisait preuve Diane. C'était une femme qui lui semblait inspirante, le genre de celles dont elle aurait bien fait de s'inspirer. Malgré tout, elle connaissait trop bien la nature humaine pour ne pas savoir que sous cette apparente puissance de caractère pouvait tout aussi bien se cacher des secrets bien gardés. Elle ne se sentait pas assez proche de la jeune femme pour en discuter avec plus d'intérêt avec elle, mais elle espérait avec le temps et au fil de leurs conversations, en apprendre plus.

C'est pourquoi elle n'avait pas hésité à la rejoindre. Discuter avec elle avait toujours été un plaisir et elle n'allait surement pas s'en priver aujourd'hui. Elle hocha la tête quand elle lui proposa une tasse de thé. « Avec plaisir, j'adore le thé, je ne serais pas une vraie anglaise sinon. » Elle laissa échapper un rire cristallin, se demandant si cette remarque pouvait réellement faire rire quelqu'un d'autre qu'un anglais. Sans surprise elle apprit que la belle brune n'avait pas revu le petit garçon. Elle se doutait qu'elle n'en aurait pas le temps. Pas l'envie peut-être aussi. « Oh oui tu sais j'y passe pas mal de temps, il y a toujours tellement à faire là bas. Alors forcément je le croise régulièrement, il est toujours adorable. C'est un plaisir de voir à quel point on a pu l'aider. » C'était toujours un bonheur oui, de savoir qu'un enfant pouvait grandir dans un environnement sain et agréable, elle ne pouvait le nier. « C'est dommage que tu n'aies pas plus de temps, c'est vraiment un endroit agréable. Tous ces enfants, ça fait une sacrée compagnie et ils sont toujours si joyeux quand on leur rend visite. » Elle lui sourit tendrement. Oui l'orphelinat, comme la boutique, faisaient parties de ses repères, de ses moyens à elle de s'évader. « Mais bon, tu es une femme occupée comme toujours ! On n'a jamais tout son temps quand on a des dossiers aussi importants en cours. » Rajouta-t-elle en jetant un regard au dossier que la jeune femme venait de fermer. « Ce n'est pas encore une histoire avec un enfant j'espère ? » Elle se doutait que Diane ne pourrait pas lui raconter grand chose, qu'elle était tenue au secret, alors elle appuya ses paroles d'un regard entendu, comme pour l'excuser par avance si jamais elle ne répondait que vaguement à sa question.
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