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 All we did was care for each other ft. Noam

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Stella
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R. Stella I. Fitzherbert

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MessageSujet: All we did was care for each other ft. Noam   Lun 12 Juin - 22:49

all we did was care for each other
— with noam p. samuels

Je m’étais fait à la vie à Fantasia Hill, comme la plupart d’entre nous, je suppose. Peut-être même mieux. J’étais heureuse dans mon travail, heureuse d’enseigner à des enfants qui seraient la relève demain. Oui, j’étais satisfaite et comblée, à quelques détails près. Je n’avais toujours pas retrouvé Pascal, Maximus ou encore mes parents. Sans parler que le bonheur partagé avec ces bouts de chou qui apprenaient des choses élémentaires lors de toutes ces journées de « cours » à la maternelle me renvoyait inévitablement à ce désir grandissant en moi, en mon cœur, celui de ressentir ce même bonheur avec mes propres enfants, avec ma famille. Seulement, c’était beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraissait. Le problème ne venait pas tant d’Eugène que de moi. J’avais peur. Une peur primaire, celle qui vous vient du plus profond de votre être, de vos tripes. Cette peur qui est certainement infondée mais que vous n’arrivez pas à combattre parce que, dans le fond, vous ne connaissez pas son origine et vous ne la comprenez pas tellement. J’avais peur d’être une mauvaise mère, peur de ne pas savoir m’y prendre avec un enfant, avec mon enfant. Gothel m’avait montré une si mauvaise image de l’amour maternel. En plus, il n’était pas question d’employer d’éventuels pouvoirs guérisseurs. Je me sentais totalement démunie. Encore plus que lorsque j’avais appris que j’étais une princesse sur le point de régner. Si j’étais incapable de partager cet amour pourtant énorme ? Si j’avais du mal avec les sentiments ? Si j’étais trop autoritaire ou, au contraire, trop laxiste ? Je me posais trop de questions et à chaque fois j’en venais à la même conclusion : je pourrais gâcher la vie d’un enfant, comme l’avait fait cette sorcière. Je ne pouvais pas prendre un tel risque. Je ne voulais blesser personne.

Avant, j’en aurais parlé en long et en large avec mon caméléon préféré. J’aurais pu tenter ma chance avec Eugène, mais ce serait trop cruel si je n’étais pas décidée à agrandir notre « famille ». Ce serait lui proposé quelque chose dont il rêvait peut-être – je n’en étais même pas convaincue – pour le lui arracher tout aussi vite. Alors, comme souvent depuis que mes pieds avaient foulé pour la première fois les rues de cette ville enchanteresse, je m’étais promenée avant de rejoindre l’animalerie. Le temps d’arriver à Spacegreen Cross, j’écoutais de la musique contemporaine, de la musique drôlement entraînante. Une fois dans le quartier vert de la ville, je me laissais bercée par le bruit mélodieux des oiseaux. Cette mélodie avait le don de m’apaiser et de me poser. Pourtant, mon objectif était très clair : l’animalerie. A l’intérieur de celle-ci se trouvait deux caméléons. Je venais leur parler tous les week-ends et autant que me l’accordait mon emploi du temps en semaine. « Vous n’avez toujours pas rencontré Pascal ? » Ils étaient dans l’incapacité la plus totale de parler et donc, assez logiquement, de me répondre, mais j’avais l’impression que je pouvais les comprendre comme j’avais toujours compris Pascal. « Vous savez, c’est le meilleur ami qu’on puisse avoir : il vous écoute, il vous réconforte, il vous insuffle du courage. Lui et Eugène ne sont pas les meilleurs amis du monde mais ils s’apprécient pour moi. Vous vous souvenez que je vous ai parlé d’Eugène, n’est-ce pas ? Ce sont mes deux piliers dans la vie. Seulement, il me manque toujours mon caméléon. » Le gérant de l’animalerie ne me faisait jamais partir, au contraire, on avait déjà échangé et s’il me trouvait étrange, il appréciait mes visites parce que je m’occupais quelques fois de ces animaux quand il avait besoin d’un coup de main.

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Noam P. Samuels

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MessageSujet: Re: All we did was care for each other ft. Noam   Mar 20 Juin - 1:00


Ça avait été une journée des plus banale. Noam s'était levé assez tard dans la matinée, bien que pas assez tard à son goût. Il aurait bien aimé dormir un peu plus longtemps vu la nuit qu'il avait passé la veille. Mais c'était sans compter sur sa petite louve affectueuse, enfin affectueuse une fois un bon repas avalé, avant cela il valait mieux être sur ses gardes, même si noam et elle avait maintenant établie une vraie amitié, ce qui le rendait très heureux. Après avoir nourri sa charmante louve, noam était remonté dans son lit, il aurai bien voulu se rendormir un peu, mais son corps en avait décidé autrement. A peine fermait-il les yeux que des images de son ancienne vie refaisait surface, inlassablement il continuait de rêver d'elle. La seule chose qui avait changé c'était que maintenant il ne savait plus s'il avait vraiment vécu ce qu'il rêvait ou si ce n'était que des faux souvenirs qu'il inventait dans sa tête. Plusieurs fois également, il s'imaginait le moment de leur retrouvailles, avec des situations plus ridicule les unes que les autres. Pour ne rien arranger, son cerveau d'humain s'amusait à le torturer en imaginant apparaître devant lui une raiponce froide lui disant qu'elle n'avait pas besoin de lui, qu'il pouvait tout aussi bien disparaître que sa vie resterait la même. Noam décida de sortir de son lit avant d'être totalement déprimé, il détestait vraiment son cerveau dans ses moments pareils, comment les gens pouvaient vivre avec ça ? Comment faisaient-ils pour supporter au quotidien les imaginations débile qu'offrait leur si magnifique tête ? A moins qu'il ne fut le seul à avoir ce genre de pensée ridicule, ce qui était fort probable quand il y réfléchissait. Dans ces moments de déprime, noam aimait se balader en ville pour ensuite finir par aller voir soit devant la boutique de fleur, soit dans l'animalerie de la ville renouée contact avec son ancienne apparence en admirant ses anciens semblables. La dernière fois qu'il était sorti il était allé voir althéa, aujourd'hui il irait donc à l'animalerie, tout en espérant qu'il n'y ait pas beaucoup de monde, voir personne.

Noam traversa le manoir, désert à cet heure-ci de l'après-midi. Les rues de la ville étaient également déserte aujourd'hui, c'était pourtant un jour comme les autres et il faisait beau. Noam pensa que les gens avaient autre chose à faire de leur journée que de marcher dans la ville à la recherche d'une amie perdue et ils avaient bien raison. Noam n'avait toujours pas retrouvée raiponce, plus le temps passait et plus noam perdait espoir. Perdu dans ce genre de pensée, noam arriva rapidement devant l'animalerie, il n'y avait pas l'air d'avoir grand monde ce qui rassura le jeune brun timide quand il poussa la porte. Il salua le gérant d'un léger mouvement de tête et se précipita à l'endroit où il voulait aller. Mais sa petite pause détente n'allait pas se passer comme prévu. De loin il remarqua une jeune fille devant l'endroit exact ou était posé ses amis caméléon. Noam paniqua légèrement, mais il décida qu'il irait se positionner assez loin derrière elle, pour pouvoir regarder les petites bêtes vertes sans pour autant être proche de la personne. La journée avait été banale, jusqu'à ce moment. Quand noam passa derrière la jeune fille il entendit malgré lui ce qu'elle racontait. « Vous n'avez toujours pas rencontré Pascal ? » Noam se figea sur place. Le souffle court, il sentait son cœur battre à tout rompre, ce n'était pas la première fois qu'il entendait son ancien nom, mais c'était la première fois que la voix qui disait ce nom était celle d'une fille, d'une fille blonde, blonde devant des caméléons, caméléons qui apparemment devrait connaître un certain pascal.Noam essaya de revenir sur terre, ça ne pouvait pas être elle, son cerveau devait encore lui jouer une mauvaise blague, comme toujours. Noam résigné décida de se remettre à marcher. « Vous savez, c'est le meilleur ami qu'on puisse avoir : il vous écoute, il vous réconforte, il vous insuffle du courage. Lui et Eugène ne sont pas les meilleurs amis du monde mais ils s'apprécient pour moi. Vous vous souvenez que je vous ai parlé d'Eugène, n'est-ce pas ? Ce sont mes deux piliers dans la vie. Seulement, il me manque toujours mon caméléon. » Noam se figea une fois de plus sur place. Il ne pouvait pas avoir de doute à présent. Il l'avait retrouvé. Il l'avait..noam n'osait pas se retourner, ni bouger, il en oubliait presque de respirer. C'était vraiment elle ? Raiponce était-elle vraiment derrière son dos ? Il ne rêvait pas ? Il avait mal dormi ça pourrait être possible..mais ça avait l'air tellement réel..noam décida que même si c'était un rêve – oui maintenant il en était presque sur, il rêvait, il allait se retourner et lui parler. Noam pivota légèrement sur ses talons pour faire pivoter son corps dans la direction d'où était venue cette voix. Puis ses yeux s'arrêtèrent sur la jeune fille. Elle était..incroyablement belle, irréel. Noam contempla ses longs cheveux blonds, ses grands yeux vert et il fut incapable de faire quoique ce soit d'autre. Il était figé dans le temps, il ne voyait plus qu'elle, tout le reste disparaissait de sa vision de ce spectacle. Il tendit sa main, tremblante comme une feuille dans un espoir désespéré, mais il la laissa vite retomber, terrorisé à l'idée qu'elle puisse disparaître tel un écran de fumé. « rai.. » mais aucun son ne voulait sortir de sa bouche.
 
 
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Dernière édition par Noam P. Samuels le Sam 8 Juil - 4:24, édité 1 fois
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R. Stella I. Fitzherbert

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MessageSujet: Re: All we did was care for each other ft. Noam   Sam 8 Juil - 1:37

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J’avais bien entendu la porte s’ouvrir et le gérant accueillir amicalement une nouvelle personne mais je n’y fis pas gaffe. J’étais bien trop concentrée dans ma discussion avec ces caméléons qui, bien que ressemblant à Pascal, n’avait rien de sa fougue, de son caractère boudeur et de ce petit quelque chose qui faisait que je le reconnaîtrais entre mille. C’était une chance que l’homme qui tenait la boutique ne m’ait pas encore jugée, ni foutue dehors depuis le temps que je répétais cette scène. Il me trouvait touchante. Pourtant, même moi, je savais que ça n’avait rien de très sensé, ce que je faisais jour après jour – à peu de choses près tout de même – face à cette cage. Heureusement qu’il ne possédait pas chevaux, ça aurait été particulièrement épique. A force de ne penser qu’à ça, je ne voyais quasiment que ça dans cette boutique. Pas que je n’aimais pas les autres animaux – à l’exception peut-être de quelques insectes et des serpents – mais je n’avais pas les moyens de les adopter, pas non plus la possibilité (vivre dans un dortoir, ça empêche pas mal de choses) et surtout, c’était les caméléons qui m’intéressaient. Seuls eux seraient à même de m’aider dans ma recherche incroyable. Bon… Techniquement, je savais qu’il pouvait m’apparaître sous forme humaine, vu les rumeurs, mais tout de même, j’étais convaincue qu’ils reconnaîtraient l’un des leurs même sous forme bipède. Mes idées aussi farfelues soient-elles m’avaient permis beaucoup de choses quand j’étais encore Raiponce, pourquoi ne serait-ce pas la même chose une fois dans ce nouvel univers ? Après tout, il ressemblait au mien sur certains points. En grande rêveuse et optimiste, je m’accrochais à toutes les idées qui pouvaient me passer par la tête. Qui ne tente rien n’a rien, ne dit-on pas ? Si ça ne fonctionnait pas, je ne baissais pas les bras et je passais à autre chose.

Par chance, je n’allais pas devoir trouver une nouvelle idée puisque le destin me répondait. Je ne le savais pas encore mais j’étais dans la même pièce que mon petit bonhomme vert. Il était si proche de moi mais je ne m’en rendais pas compte. Une voix. Une consonne. Rien de plus. Je me tournai alors tout sourire en direction du garçon qui venait de parler. Il était mignon comme tout. Il me donnait surtout l’impression d’être drôlement timide. Sa manière de rougir me fit quelque chose. Une drôle de sensation s’empara alors de tout mon corps. Je n’aurais pu dire de quoi il était question, ce qui me prenait soudainement, mais il y avait bien quelque chose qui me travaillait et qui me prenait aux tripes. Un sentiment étrange. « Ré ? » Je hochai la tête, cherchant à comprendre ce qui me perturbait dans cette situation, répétant alors machinalement ce qu’il avait dit plusieurs fois. Comme si ça allait m’être d’une quelconque rescousse. « C’est drôle, j’ai cru que vous alliez dire mon ancien prénom, Raiponce. » Mon sourire enjoué illuminait toujours plus mon visage et je rigolai discrètement. « Ma tête doit me jouer des tours. Veuillez m’excuser, ça doit être la fatigue. Ces enfants sont adorables mais ils me demandent beaucoup d’énergie. Et quand je suis ici, j’oublie tout, ou presque. Ces caméléons me rappellent quelqu’un de très précieux. » Dans les nuages, je parlais tout naturellement, la tête tournée vers le plafond, comme je le faisais souvent quand je rêvais d’autres horizons, alors enfermée dans cette tour avec mon meilleur ami. « Je suis sotte. Je ne sais même pas pourquoi je vous raconte tout ça. » Je rigolai mais dans mon rire, on pouvait ressentir un brin de nostalgie, de mélancolie, même. Mon sourire était, lui aussi, moins franc, et pourtant je m’efforçais de le garder alors que mon regard était de nouveau rivé sur cet homme. Décidément, quelque chose chez lui m’envoûtait. « Dites-moi, est-ce qu’on s’est déjà croisés, par hasard ? J’ai une drôle d’impression, un genre de déjà-vu. » Il allait me prendre pour une cinglée, pourtant, je tentais ma chance. Intriguée mais moins assurée tout de même, je le regardais un peu plus voûtée, essayant de me faire aussi petite que possible, pourtant j’étais déjà petite.

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Noam P. Samuels

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MessageSujet: Re: All we did was care for each other ft. Noam   Sam 8 Juil - 4:32


Noam rêvait-il vraiment ? Avait-il devant lui la personne qu'il cherchait tant ? Il savait qu'il était incapable d'imaginer un visage à raiponce autre que celui de ses souvenirs, il n'avait jamais pu la voir autrement, pourtant à cet instant, devant le dos et la longue chevelure blonde qu'il avait devant les yeux, il était persuadé que s'il avait dû donner un corps à son amie disparue ça aurait celui-ci. Noam fit quelques pas en arrière, quelle mouche le piquait donc aujourd'hui ? Il en avait déjà croisé tellement des filles qui auraient pu être raiponce, tellement de déception en découvrant que ce n'était pas elle. Malgré avoir essayé de toutes ses forces de se protéger, d'enfouir ce besoin de la chercher, de parcourir la ville entière à la recherche d'un signe, un minuscule signe d'elle..son cœur finissait toujours par se rouvrir, moins qu'avant cependant. C'était sa petite victoire, il avait réussi à enfermer une partie de son cœur, bien qu'il continue de lutter tous les jours pour laisser cette partie bien fermer. Une lumière vint illuminer le regard de noam, la présumée raiponce venait de se retourner dans sa direction, un immense sourire aux lèvres, un sourire adressé dans sa direction.La protection sur le cœur de noam se fissurait peu à peu. Son visage se décomposait au fur et à mesure que les secondes passaient. Noam restait les yeux rivé sur son visage, incapable d'en détacher ses yeux, scrutant chaques centimètres. C'est exactement le visage qu'il lui aurait donné s'il avait pu l'imaginer autrement que dans leur ancien monde. Un visage d'enfant, des traits fin qui accentuait encore plus ce côté enfantin. Des longs cheveux blonds ondulés accompagnant chaque courbe de son visage, ses cheveux blonds qui lui avaient tant manqué. Un grand front où noam imaginait déposé ses lèvres, des grands yeux dans lesquels il se serait bien noyé indéfiniment sans jamais en sortir s'il n'avait pas eu hâte de découvrir le reste de ce visage si familier et si inconnu à la fois. Un petit nez qui rappelait celui d'autrefois, une magnifique bouche qui cachait l'incroyable splendeur d'un sourire, si réconfortant. Elle était la perfection de raiponce, chacune de ses caractéristiques d'autrefois étaient là, encore mieux, si parfaitement que noam se demanda une fois plus s'il n'avait pas cassé son cerveau, s'il n'avait pas fini par s'abîmer, se détruire de l'intérieur, tellement fissuré qu'il ne pouvait plus qu'espérer se réparer dans une dernière tentative inespéré de trouver raiponce à l'intérieur de cette inconnue. « ce n'est pas possible.. »

« C'est drôle, j'ai cru que vous alliez dire mon ancien prénom, Raiponce. » rêvait-il encore? Non, il n'aurait jamais pu, même en rêve c'était une situation tellement impossible, tellement irréalisable..devenait-il fou ? « Ma tête doit me jouer des tours. Veuillez m'excuser, ça doit être la fatigue. Ces enfants sont adorables, mais ils me demandent beaucoup d'énergie. Et quand je suis ici, j'oublie tout, ou presque. Ces caméléons me rappellent quelqu'un de très précieux. » Le sourire de la jeune femme se referma doucement, sans s'en être aperçu noam sentait que l'inexplicable chaleur dans laquelle il baignait depuis quelques minutes se transformaient petit à petit. « impossible.. » Une seconde fissure apparu sur son cœur. Plus prononcé que les premières, noam savait qu'il ne devait pas laisser ceci se produire, perdre le contrôle de son cœur à nouveau..il avait enfermé le plus possible de ces sentiments pour se protéger, il ne devait pas les laisser réapparaître si facilement, que se passerait-il si de nouveau ce n'était pas elle ? Comme survivrait-il avec une nouvelle déception ? « Dites-moi, est-ce qu'on s'est déjà croisés, par hasard ? J'ai une drôle d'impression, un genre de déjà-vu. » Noam était complètement perdu, il n'avait qu'une envie : la prendre dans ses bras, hurler au monde qu'il était pascal et qu'il donnerait tout pour qu'elle soit raiponce, tout ce qui lui restait. La jeune femme femme se voûta légèrement, c'est à ce moment-là que noam remarqua à quel point elle était petite, douce et fragile. Ses doutes et ses peurs s'envolèrent soudainement. « Tu..nous..je..je suis.. » Mais le brun ne pu aller plus loin. Les dernières protections qui gardaient son cœur se brisèrent en morceaux et il s'effondra. Son cœur, puis son corps éclatèrent en sanglot.
 
 
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MessageSujet: Re: All we did was care for each other ft. Noam   Dim 9 Juil - 20:30

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Nous avions l’air aussi malins l’un que l’autre, à se fixer comme ça pendant plusieurs minutes, ou peut-être plusieurs secondes. Il me semblait que ça faisait une éternité qu’on se regardait dans les yeux mais dans ces cas-là, je n’avais aucune notion de temps. Je n’étais pas embêtée parce qu’il avait les yeux braqués sur moi, j’étais plutôt embêtée par le fait que je ne sache pas mettre un nom sur son visage alors que j’avais cette terrible impression de déjà-vu. J’avais ressenti la même sensation lorsque j’avais vu cette peinture représentant le roi, la reine et la princesse de Corona et il s’était avéré qu’il s’agissait de ma famille et de moi, plus petite. C’est pour ça que j’avais posé ladite question, je devais persévérer dans ce sens et espérer que ma mémoire m’aide, même tardivement. J’avais appris, depuis cet événement, à faire confiance à mon instinct, même si c’était tentant d’abandonner pour ne pas se ridiculiser. Comme si le ridicule m’effrayait… Enfin, un peu quand même. Je ne voulais surtout pas le gêner, lui. L’entendre dire « Ce n’est pas possible » m’intriguait davantage. A croire qu’il se croyait dans un rêve. Je croyais aux coïncidences, mais là, il y avait trop d’éléments pour que ce ne soit que ça. Seulement, tant que je ne savais pas pourquoi je me sentais comme ça en sa présence, je n’allais pas pouvoir avancer énormément. « Qu’est-ce qui n’est pas possible ? » J’avais avancé mon visage du sien, suspicieux, agissant telle une enquêtrice. On aurait pu m’imaginer avec une pipe – il paraît que ça s’appelle comme ça, ces espèces de tubes à l’un des bouts évasés et l’autre plus fin – et une loupe, avec la crédibilité en moins, cependant.

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’était pas particulièrement bavard. Il était plutôt ébahi. A part quelques bouts de phrase, rien ne sortait de sa bouche. Je lui trouvai un côté craquant, mignon. Il avait un air enfantin, comme certains de mes petits bouts de chou. Il fallait que j’arrête de voir des enfants partout où je mettais les pieds. Je mourrais effectivement d’envie d’avoir le mien, mais ce n’était pas une raison… Reprends-toi, Raiponce. Stella. Raiponce ? Non, Stella. « A vous entendre, on dirait que vous avez des hallucinations ou que vous avez vu un fantôme. Tout va bien ? » Cette situation était particulièrement déstabilisante. Je ne trouvais pas de réponse à ma question et je perturbais ce jeune homme qui devait être tellement abasourdi qu’il ne sortait que quelques mots çà et là. Voilà qu’il éclatait en sanglot… Je ne l’avais pas vu venir. D’un coup, d’un seul, sans réfléchir, je l’encerclai de mes bras, lui, un parfait inconnu. C’était instinctif. Je ne pouvais pas laisser quelqu’un pleurer sous mes yeux sans réagir. Ce serait bien trop cruel. « Je suis désolée si je vous ai mis dans un tel état… Ce n’était pas prémédité. » Je lui caressai le dos, ensuite les cheveux en douceur, tout en douceur. Une pulsion maternelle. J’oubliais toujours que tout le monde n’était pas tactile… « Vous êtes ? » Garder un contact avec lui pendant quelques secondes suffit à déclencher quelque chose en moi, quelque chose de violent. Ça n’avait rien de subtil. C’était plutôt comme un trois tonnes qui m’étaient rentré dedans. J’étais désormais certaine de le connaître. « Pas… cal ? » Autant tenter le tout pour le tout. Ma voix était discrète, presque inaudible parce que j'avais trop peur de me tromper. J'étais fière et enthousiaste, mais pas quand il s'agissait de ce genre de devinettes. Il avait son caractère mais également son allure. J’espérais simplement ne pas me tromper… Il ne lui ressemblait pas physiquement, difficile en même temps quand de caméléon on passe à humain.

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