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 Panique générale ft. Wilhelmina

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Stella
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R. Stella I. Fitzherbert

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MessageSujet: Panique générale ft. Wilhelmina   Lun 12 Juin - 17:20

Panique générale
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Mina – c’est comme ça que je la surnommais – et moi avions rendez-vous ce matin autour d’un bon petit-déjeuner. Nous parlions beaucoup, de tout et de rien, apprenant par la même occasion à nous familiariser à l’autre car même si nous nous connaissions depuis toujours, elle n’avait été qu’une fleur qui s’était formée en moi, une fleur aux pouvoirs magiques guérisseurs. Nous avions beau être fusionnelles en grande partie grâce à cette coexistence, je devais la découvrir sous son nouveau jour, sous cette nouvelle apparence et en tant que personne à part entière. C’était déstabilisant comme situation, et celle de notre rencontre le fut d’autant plus. Vous en connaissez beaucoup des personnes dont les cheveux sont magiques et qui découvrent, un jour, la source de ses pouvoirs juste en face de soi et… plus encore qui échangent avec cette source ? Je comprenais tout de suite mieux pourquoi, quand j’étais arrivée ici, j’avais perdu toute essence extraordinaire de mes cheveux. Depuis, jour après jour, nous échangions régulièrement des informations du quotidien et parfois même de notre ancienne vie, pour toujours mieux nous apprivoiser. Forcément, nous avions ce lien indéfinissable et hors du commun, comme jamais nuls humains ne pouvaient connaître entre eux. J’étais heureuse de l’avoir découverte, de pouvoir communiquer avec celle qui m’avait permis de sauver Eugène.

Il fallait me voir m’affairer dans la salle de repas, disposant tout ce que j’avais préparé moi-même dans les cuisines, prenant le temps de faire quelque chose de bon et de beau, si possible. Préparer tout cela me permettait de canaliser cette énergie et cette anxiété, bien que minime. Je voulais toujours que tout soit parfait, surtout quand il s’agissait de faire plaisir et de rendre le sourire aux autres, à mes proches et à toute autre personne. J’étais comme ça. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux autres avant moi. Elle était la même, je le savais bien. On ne pouvait pas avoir de telles capacités de naissance et être foncièrement méchant, c’est tout bonnement impossible. En plus, je le ressentais au fond de moi. La maniaquerie était l’une des séquelles de ma vie dans cette tour. Une fois prête et contente du résultat, j’attendis à cette table. Les minutes passèrent. Une dizaine de minutes. Au bout d’une demi-heure, je me décidai à bouger. Ce n’était pas normal. Elle n’était jamais en retard, surtout qu’elle devait être rentrée avant que le soleil ne se lève.

Je laissai en plan tout ce travail pour aller la retrouver dans sa chambre. Je toquai à maintes reprises mais en vain. Je lui envoyai un sms mais aucun accusé de réception et là, panique générale. Je ne le sentais pas du tout. Sans attendre, je fonçai jusqu’à mon dortoir, pris mon sac à main et filai à sa recherche. Je ne savais pas où chercher exactement, alors je fis en sorte d’être la plus structurée possible. J’étais au moins certaine d’une chose, c’est qu’elle ne pouvait pas se découvrir, pas alors que les rayons de soleil tapaient comme jamais. J’avais peur, malgré mes tentatives de raisonnement, qu’il lui soit arrivé quoi que ce soit. J’eus l’impression de fouiller tout Bretzelburg Avenue avant de retrouver une silhouette coincée et isolée, protégée de ces rayons. « Mina ! Tu vas bien ? Je me suis inquiétée… » Ce n’était pas une enfant, j’en avais bien conscience, mais je ne pouvais aller contre mon instinct maternel. D’autant qu’elle n’avait pas énormément de chance, contrairement à d’autres. Je l’avais prise dans mes bras. « Comment ça se fait que tu es coincée là ? » Je me reculai finalement pour lui laisser un peu d’espace. « Désolée… Désolée. »

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MessageSujet: Re: Panique générale ft. Wilhelmina   Ven 16 Juin - 13:59


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Wilhelmina laissa son regard doucement dériver vers la grande horloge accrochée au mur du cinéma et entreprit un léger calcule mentale. Il lui restait du temps avant que le soleil ne se lève et elle terminait dans dix minutes. Elle devrait être à temps de retour au manoir pour profiter d'un petit-déjeuner particulièrement matinale avec Stella. Will mordillait faiblement sa lèvre, elle s'en voulait un peu de forcer ainsi son amie à se lever si tôt pour participer à un petit repas avec elle aux lueurs de la lumière artificielle. La brunette se doutait que cela ne devait pas être agréable et elle se sentait un brin égoïste d'apprécier ces brefs moments. Après tout, Raiponce lui manquait régulièrement. Compréhensible, sachant qu'elles partageaient autrefois le même corps.

Passant une main dans sa chevelure chocolat, un sourire poli se glissa sur ses lèvres et elle termina ses dix dernières minutes de travail dans les règles. Lorsqu'elle eut terminée, elle passa dans les vestiaires pour troquer sa blouse de travail contre une veste en jean et elle récupéra son sac. Après un petit tour aux toilettes, elle retira les quelques plis de sa robe et sortit du cinéma. Son regard dériva instinctivement vers le ciel où brillait nombre d'étoiles. Fermant les yeux, elle s'imaginait le soleil, brillant de nouveau au-dessus d'elle, lui faisait goûter sa chaleur. Chose aujourd'hui uniquement possible dans son imagination.

Un piètre soupire lui échappa alors qu’elle se mit doucement en marche vers le manoir. Wilhelmina avait une petite demi-heure de marche avant d’arriver au manoir et vu l’heure, elle devait avoir le temps. Devait. Faisant son habituel détour par le parc, elle se rendit compte que c’était loin d’être le cas. Lentement, le ciel prenait la couleur caractéristique qui précédait un lever de soleil. Figée au milieu du parc, le coeur de Will s’emballa dangereusement alors qu’elle s’empressa de prendre son portable. Pourquoi n’avait-il pas sonné ?! Pourquoi n’avait-il pas indiqué que le soleil se levait plus tôt ?! Paniquée, elle regarda l’écran désespérément noir de son téléphone. Mais ! C’était impossible, elle s’assurait toujours d’avoir la batterie pleine avant de quitter le manoir à la nuit tombée.

Terrifiée, Wilhelmina rangea son portable et couru en direction du manoir. Peine perdue, dans quelques minutes le soleil aurait pointé le bout de son nez et elle n'avait pas le temps d'arriver au manoir avant. Tremblante, elle avait couru vers le premier immeuble qui croisa sa route. La porte était verrouillée. Elle tenta une autre porte, encore une autre. Elle avait fini par mettre sa veste à la va-vite sur sa tête pour la couvrir un maximum avant de trouver refuge dans une ruelle entre deux grands bâtiments. Elle devrait y être abritée. Ce fut donc tremblante, au bord des larmes et sans moyen de communication que Will formait une petite boule au milieu de la ruelle, le dos contre un mur.

Soudain, son surnom résonna tout proche. Une voix familière et des plus rassurante. Levant la tête, il lui avait fallu peu de temps avant d’être ancré dans les bras de Stella. Là, elle craqua. Trop de pression ! S’accrochant à son amie, elle commença à pleurer en silence. Elle avait eu tellement peur. ❝ je… je suis désolée… mon portable c’était éteint… et… je  pensais avoir plus de temps… je ne savais pas…. ❞ bafouilla-t-elle en tremblant de plus belle avant de s’accrocher maladroitement à la veste de Raiponce lorsqu’elle recula doucement. ❝ me laisse pas mmmh ? ❞ murmura-t-elle faiblement avec un regard suppliant. Depuis un an, cela n’était jamais arrivée ! Elle pensait qu’elle n’aura jamais à vivre ça, l’angoisse de sentir réellement la chaleur du soleil sur sa peau. La chaleur de celui qui avait permis sa création et qui maintenant préparait sa destruction. La crainte, la faim et la fatigue n’étaient absolument pas non-plus dans ce cas précis.


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MessageSujet: Re: Panique générale ft. Wilhelmina   Ven 7 Juil - 22:54

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Elle était dans un tel état. Je me sentais mal, très mal pour elle. Je me rongeais intérieurement de ne rien pouvoir faire, d’être aussi impuissante. Le soleil était son ennemi juré et je mourrais d’envie de lui trouver une solution qui résoudrait tous ses soucis. Il ne lui suffisait pas de mettre des lunettes de soleil et un chapeau de paille, ni de se cacher sous un parasol pour éviter l’exposition de son pire ennemi. Mettre de la crème solaire n’aidait pas non plus. C’était beaucoup plus vicieux et beaucoup plus cruel qu’il n’y paraissait. J’avais très bien compris en voyant son regard empli de désespoir, lors de notre première rencontre dans cette ville qui nous était moins étrangère qu’à notre arrivée, qu’elle ne se moquait de personne, ce n’était pas de la comédie. Elle était ainsi privée de la chaleur de cet astre que tout le monde adorait particulièrement. Moi, la première. La vie se montrait, une nouvelle fois, injuste et cruelle. Ce que j’ai vécu à Corona était incomparable. Je ne pouvais pas sortir parce qu’elle ne le voulait pas et non pas parce que mon corps me trahissait comme le sien le faisait vis-à-vis d’elle. Quand on connaissait la relation qui nous unissait, Mina et moi, on comprenait que je m’inquiète pour elle comme je me serais inquiétée pour mon propre enfant. Elle était celle qui s’en rapprochait le plus. Nous avions vécu trop de choses en commun. Je me sentais coupable de ne pas pouvoir la guérir et la protéger comme elle l’avait fait une centaine de fois juste parce que je chantais cette chanson. Encore une fois, je n’étais qu’une sotte égoïste, comme me l’avait toujours répété Gothel. Je m’inquiétais parce que je rêvais d’avoir des enfants mais que je ne savais pas ni comment en parler, ni si je ferais une bonne mère, alors qu’elle devait s’inquiéter tous les jours de revenir à temps de son travail de nuit au cinéma. Je suis une bien piètre amie.

A peine s’était-elle accrochée à ma veste que je la repris dans mes bras, lui permettant de se lover tout contre moi. Le contact dans ces cas-là était primordial, je le savais, mais d’une personne à l’autre, il fallait malgré tout un certain espace vital. Ma petite fleur réagissait comme un enfant paumé, complètement déboussolée par ce qui lui arrivait. Le destin s’acharnait sur elle. Son portable éteint ; quelle mauvaise blague. Instinctivement, comme je l’aurais fait avec un enfant de ma classe, je caressai sa tête, tout en la soutenant. Il ne fallait pas la lâcher. Ce serait le meilleur moyen de la perdre pour de bon. « Je ne te lâcherai pas. Jamais. » Ça valait pour ce moment et pour toujours. Je resterai à jamais un pilier sur lequel elle pouvait se reposer quand elle en ressentait le besoin. S’il fallait que je reste dans cette position, là, avec elle jusqu’au crépuscule, je le ferais. Je ne devais pas travailler aujourd’hui, à part quelques préparations à terminer, j’étais tranquille. Aider une amie était l’un de ces devoirs que je m’étais attribuée tout naturellement, alors, ça n’avait rien d’une charge. C’était légitime. D’autant qu’elle avait bien plus que cela en sauvant Eugène d’une mort atroce. Je lui serai toujours redevable. Je ne l’en remercierai jamais assez. « Tu peux te calmer, maintenant. Cache-toi derrière moi, dans l’ombre. » Je n’allais pas risquer sa vie, jamais. « Je suis là… Tu peux pleurer autant que tu en as besoin. Ça ne peut que te soulager. » Je lui offris un sourire maternel, de ces sourires chaleureux et rassurants, quand bien même la maman pourrait elle-même avoir peur. Une maman doit se montrer capable de mentir pour le bien de son enfant, si la situation le requiert. Je ne lui mentais pas par plaisir mais par nécessité. Et là, une idée. J'espérais que ça aiderait, un peu comme une berceuse. « Fleur aux pétales d'or, répands ta magie, inverse le sort, rends-moi ce qu'il m'a pris... »

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MessageSujet: Re: Panique générale ft. Wilhelmina   Sam 8 Juil - 14:56


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L'insouciance qu'affichait Wilhelmina fut de courte durée. Alors qu'elle pensait avoir du temps devant elle avant le lever du soleil, l'ancienne fleur réalisa à quel point elle se trompait. Son regard ancré vers le ciel, elle le vit s'illuminer doucement d'une couleur caractéristique qu'elle ne devrait pouvoir être capable d'apercevoir qu'à travers photographies et vidéos. Le soleil était en train de se lever. Une perceptive qui avait suffit à accélérer le coeur de la jeune femme. L'insouciance avait dès lors laissé place à une panique visible sur son visage. Elle ne comprenait pas. Ce n'était pas possible ! Rapidement, elle sortit son portable de sa poche pour constater avec terreur qu'il était éteint. Depuis quand ?! C'était donc là la raison qui l'avait fourvoyé quant à l'heure du lever de soleil ? Cela ne pouvait être la batterie, elle s'assurait toujours qu'il était plein avant d'aller travailler. Mais, alors comment ?! Rangeant vivement son portable, elle laissa ce genre de questions pour plus tard.

Will s'élançait maladroitement, aussi rapidement que possible avec en tête l'idée de retourner au manoir le plus vite possible ! Elle devait s'abriter du soleil. Hélas, elle réalisa rapidement que le temps jouait contre elle. Jamais elle ne pourrait rejoindre le manoir à temps. Elle n'avait donc nul choix que de trouver un autre refuge. Dans cette idée, elle tenta d'entrée dans plusieurs bâtiments, mais le destin avait décidé de se jouer d'elle. La panique montait et tous ses sens en pâtissaient. A la hâte, elle s'engouffra dans une ruelle, profitant de l'ombre apporter par les deux bâtiments d'un côté et de l'autre de celle-ci. En son centre, elle s'adossa au mur pour ne former qu'une boule. Que faire ?!

Soudain, une voix des plus familières résonna à ses côtés. A peine avait-elle relevé le regard qu'elle s'en retrouva ancré dans les bras de Stella. Il n'en avait pas fallu davantage pour que l'ancienne fleur s'autorise à craquer. Elle éclata en sanglot la seconde suivante s'excusant maladroitement au milieu de tous ses sanglots. Will n'avait jamais voulu inquiéter son aînée, jamais ! Elle aurait voulu se montrer forte, mais c'était totalement au-dessus de ses forces. D'ailleurs, à l'instant même où Stella relâcha sa prise autour d'elle, Wilhelmina n'avait pas pu s'empêcher de s'accrocher à nouveau, le désespoir dans le regard. Elle lui supplia de ne pas l'abandonner, de ne pas la laisser à son triste destin. La réponse de la blondinette la rassura aussitôt. En même temps, comment pouvait-elle imaginer sa vie sans avec tout ce qu'elles avaient pu partager dans ce monde, mais surtout dans le précédent ?!

Suivant les conseils de Stella, Will se rapprocha davantage, se cachant presque derrière cette dernière. L'ombre apporter par les immeubles étaient encore suffisante, mais celle de Stella était bien la plus apaisante. Tout comme sa voix. Cette délicate mélodie qui s'éleva, si familière, si rassurante. Certes, son effet ne pouvait être la même qu'autrefois, car Will n'était plus en elle, n'était plus cette fleur contenant la puissance curative d'une larme solaire. Non, elle n'était plus rien de cela de cela. Elle était l'enfant du soleil devenu enfant de la lune. Doucement, les larmes de la brunette se calmèrent et son coeur se calma. ❝ merci d'être venue… je… je ne sais pas ce que j'aurais fais si j'avais été seule. ❞ murmura-t-elle d'une voix tremblante, emplit de gratitude. Il était clair qu'elle aurait eu des idées bien sombres à observer le soleil la narguer au-dessus d'elle. ❝ tu… tu n'avais rien de prévu au moins aujourd'hui ? ❞ demanda-t-elle faiblement, inquiète de gêner ainsi sa sœur de coeur.


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MessageSujet: Re: Panique générale ft. Wilhelmina   Jeu 10 Aoû - 17:37

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Quand je la voyais dans cet état, j’avais le sentiment de me reconnaître quand je m’étais échappée de ma tour. Elle était tremblante, hésitante et pas du tout dans son assiette. Ce n’était, de ce fait, pas bien compliqué de la comprendre et, quelque part, j’en étais certaine, cette ressemblance était due à notre vie fusionnelle pendant tant d’années. Seulement, désormais, je me sentais impuissante. Elle m’avait aidé, peut-être malgré elle, lors de notre ancienne vie et moi, je ne pouvais rien faire dans cette nouvelle existence. Je détestais ce sentiment. Je détestais l’idée de ne pas pouvoir la secourir mais je gardais bonne figure face à elle. L’inquiéter davantage ne servirait à rien, je le savais bien. J’étais déjà bien assez maladroite comme ça. « Tu n’as pas à me remercier pour ça, Mina. Tu sais bien que je serai toujours là pour toi, surtout après tout ce que tu as fait pour moi. Et crois-moi, tu en as fait beaucoup plus. » C’était la réalité, réalité qu’elle semblait oublier bien trop souvent. Je lui étais redevable bien plus qu’elle ne croyait l’être vis-à-vis de moi. Cette jeune femme paniquée doutait bien trop de ses capacités et de sa force. Il me faudrait remédier à ça rapidement, mais pas pour le moment. Une chose à la fois. Il lui fallait déjà un soutien moral face à cet astre que je chérissais tant mais qui la trahissait.

Si j’avais quelque chose de prévu ? C’était un jour de repos donc, rien à craindre de mon établissement. J’avais bien l’une ou l’autre chose à vérifier pour la journée de lundi mais je n’allais pas me rendre malade pour ça. Elle était bien plus importante. « Non, rien. Il faut bien que je me repose de temps en temps, non ? » J’avais rigolé doucement pour être plus crédible. « Et puis, si on n’a pas pu avoir notre petit-déjeuner au manoir, c’est le petit-déjeuner qui viendra à nous. Qu’est-ce que tu en penses ? Je vais chercher de quoi manger dans les environs et je reviens avec tout ça et on se fait un petit pique-nique improvisé. Bon, la rue, c’est moins joyeux qu’un parc mais ce n’est qu’un détail, n’est-ce pas ? Tant qu’on est ensemble ! » Oui, j’étais une éternelle optimiste, je le savais bien, mais j’espérais pouvoir communiquer cet optimisme à celle qui était plus qu’une amie pour moi, elle faisait partie de la famille, notre petite famille assez extraordinaire. Tout sourire, je penchais la tête, attendant un signe de sa part pour foncer.

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MessageSujet: Re: Panique générale ft. Wilhelmina   Ven 25 Aoû - 21:59


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Wilhelmina se nichait, s'accrochait à cet être si familier. Stella, Raiponce. Peu importe le nom qu'elle pouvait porter, peu importe le monde dans lequel elles se trouvaient, elle resterait une partie d'elle ou inversement. Sa seule présence suffisait à l'apaiser de manière non-négligeable. Qui sait quelles idées sombres l'ancienne fleur aurait pu avoir, seule dans son coin à regarder les ombres des immeubles s'amoindrirent et se déplacer jusqu'à ce qu'elle n'ait plus le moindre refuge…

Soudain, une mélodie résonna à ses oreilles. Une voix rassurante, tendre s'élevant dans l'ombre des immeubles, calmant son coeur et ses larmes. Certes, la panique était toujours là, bien caché au tréfonds de son être, mais elle était suffisamment calme pour remercier sa sœur de coeur. Une piètre compensation en comparaison de tout ce que la jeune femme avait fait pour elle. Elle avait tant fait. Tant qu'il était impossible, pour Will, de penser à un moyen de vraiment le lui rendre. Une idée ancrée dans son esprit qui lui faisait oublier le bien qu'elle avait pu faire, elle aussi. Chose que Stella lui rappelait. Elle avait fait beaucoup ? L'ancienne fleur semblait incapable d'y entendre raison. Elle n'avait rien fait de particuliers, dans ce monde comme dans le précédent. Elle était qu'une fleur, qu'un être rejetée par son créateur. Qu'avait-elle donc bien pu faire ?

Finalement, sans toutefois se défaire de l'étreinte de son aînée, Will lui demanda si n'avait rien de prévu de la journée. Après tout, elle avait déjà forcé son amie à se lever tôt pour prendre le petit-déjeuner avec elle, mais en plus elle lui avait fait faux bon. Il était donc hors de questions d'accaparer son temps ainsi ! Même si tous ces événements n'étaient complètement et entièrement de sa faute, elle n'arrivait qu'à s'en vouloir. La culpabilité. Un sentiment fort étrange qui s'amusait à la ronger en compagnie de tant d'autres. Les sentiments humains. Elle n'était pas née pour les ressentir. Elle n'était qu'une piètre fleur tout ce qu'il y avait de plus manipulable dont une seule mélodie faisait luire ses pétales dans un éclat doré curatif. Comment devait-elle apprivoiser tant de ressentit en si peu de temps ? Un an. Un an et elle était toujours incapable de réellement les maîtriser, sombrant aisément dans les ténèbres imposées par la nuit.

Alors, elle soupira. Rassurée par la réponse de la crinière d'or, rassurée qu'elle puisse se reposer. Seulement, elle s'en voulait. Stella ne travaillait pas et pourtant, Wilhelmina l'avait obligé à se lever si tôt. Puis, elle cligna des yeux lorsque son aînée reprit la parole. Amener le petit-déjeuner à elles ? Un piètre sourire se glissa sur ses lèvres, touchée par l'optimisme communicatif de sa sœur de coeur. Pourquoi, cela empêcherait l'ancienne fleur de penser un peu au soleil qui continuait doucement sa course, à sa chaleur qui remplaçait doucement la fraîcheur de la nuit. ❝ laisse-moi au moins payer… mmh. ❞ murmura-t-elle faiblement en sortant son porte-feuille de sa poche d'une main légèrement tremblante. Après tout, elle ne doutait pas que Stella avait préparé un repas de reines au manoir, alors elle voulait se faire un minimum pardonner. Alors, elle prit les quelques billets qu'elle avait et les plaça dans la main de la blondinette.


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MessageSujet: Re: Panique générale ft. Wilhelmina   Jeu 21 Sep - 21:32

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Voilà qu’elle me proposait de payer pour ce repas… Comme si j’étais capable de lui demander de me donner de l’argent alors qu’elle était totalement paumée, presque traumatisée à cause de ce soleil et de cet imprévu de taille. Je serais une bien piètre amie et une sœur de cœur irresponsable. Je me ferais vraiment honte. Elle ne comprenait peut-être pas encore l’importance du geste, comme celui d’offrir sans attendre quoi que ce soit en retour. Enfin, techniquement, si, en tant que fleur, Wilhelmina m’en avait tant donné sans la moindre compensation. Certes, j’avais été enlevée parce que mon pouvoir était une véritable hantise, un véritable pouvoir qui avait tourné à l’obsession chez cette vieille femme qui disait être ma mère mais ce n’était certainement pas de la faute de la fleur aux pétales d’or. Après tout, elle n’était rien de plus qu’une plante vivante et magique. C’est donc tout naturellement que je lui glissai à mon tour les billets verts dans la main pour la refermer afin qu’elle ne puisse plus les rendre ou les glisser où que ce soit ailleurs. « Pas si je t’offre un pique-nique aussi… sinistre. Et puis, ça me fait plaisir de pouvoir au moins t’offrir ça. » Je lui offris une nouvelle fois un sourire dont j’avais le secret, vous savez, ce sourire maternel, bienveillant et si généreux. Après tout, elle faisait partie de ma famille, famille un peu particulière, composée d’un caméléon, d’une fleur, d’un cheval et d’un ancien voleur, mais une famille qui me donnait du baume au cœur. Une fois que j’étais prête et qu’elle avait accepté, j’avais filé, toujours optimiste et plein d’idées dans la tête pour rendre tout ça plus joyeux que ça n’aurait pu l’être dans une ruelle de ce genre. Une idée ! J’allais acheter des bougies parfumées, une nappe qu’on aurait pu également disposer dans un parc pour donner un air champêtre. Ce serait déjà une très bonne chose, une décoration de fortune mais une décoration quand même.

J’avais été une véritable tempête lors de ma grande mission « lui rendre le sourire » et… très maladroite aussi. Je bousculais un homme, puis une femme. Je m’excusais toujours platement et là, je faisais valser une brique de lait qui dépassait légèrement. Heureusement, elle n’était pas tombée de haut et n’avait donc pas éclaté. Cela ne m’empêchait d’avoir les joues rouge pivoine. Je n’avais peut-être pas de poêle à frire, je restais un vrai danger public. Par chance, de ce que j’avais acheté, rien n’avait encore décidé de se faire la malle. C’était… un exploit pour une fille qui a deux pieds et deux mains gauches. J’étais presque fière, jusqu’à ce que, une fois à ses côtés je réalise qu’il manquait de quoi allumer les bougies… « Je ne suis qu’une pauvre fille sans jugeote ! » J’avais crié ces mots, sincèrement désolée d’avoir oublié ce détail non négligeable. « Comment tu veux allumer des bougies parfumées si tu n’as pas d’allumettes… Pauvre sotte ! » Je soupirai… Je présentai les salades de pâtes, les sandwichs et chips achetés au supermarché du coin. « Désolée… J’ai… oublié des trucs… » Oui, je m’en voulais sincèrement. Je faisais la mine du chien battu et j’aurais été prête à me flageller sur place. Et vint l’idée… lumineuse – oui, elle est facile, celle-là ! –. En effet, il me suffirait d’aller demander un briquet aux passants. « Bonjour, vous avez un briquet ? » Je les interrompais les uns après les autres dans l’espoir de sauver mon amie de son triste sort.

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MessageSujet: Re: Panique générale ft. Wilhelmina   Lun 13 Nov - 14:19


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Elle avait refusé l’argent que Wilhelmina venait de déposer au creux de ses mains. Mais, pourquoi ? Il y avait si peu, si peu comparé à tous les problèmes qu’elle avait pu engendrer en cette matinée naissante. L’ancienne fleur savait qu’à chacun de leurs petit déjeuner ensemble, Stella en faisait beaucoup. Beaucoup trop parfois. Elle imaginait le banquet qu’elle lui avait préparé et qu’elle avait fait rater à cause de ce qu’elle était devenue en ce monde. Elle s’en voulait. Elle n’arrivait même plus à en vouloir au soleil. Non, tout était sa faute. Alors, naturellement, elle voulu insister, mais c’était sans compter la détermination et la bienveillance sans faille de la jeune femme à la crinière d’or face à elle. Pinçant faiblement ses lèvres, Will baissa le regard, fautive alors qu’elle acquiesça faiblement. Elle se doutait que rien ne ferait changer d’avis son amie et sous de coeur, alors comme pour le reste, elle baissa tout simplement les bras. Qu’aurait-elle pu faire de plus ?

Et elle partit aussi rapidement qu’elle était venue, laissant l’ancienne fleur à la merci des ténèbres déclinant de la ruelle. Will avait lentement rangé ses billets avant de se lever misérablement et tremblante pour rejoindre le fin fond de la ruelle. À ce moment, les ombres étaient encore fraîches. À ce moment, elle se sentait à l’abri du soleil qui, la narguant, avançait lentement vers elle, mangeant sur son passage les ombres qui la protégeaient piètrement de son éclat. Sur ce point, en boule contre le mur de la ruelle, assise par terre, Will était aussi pitoyable qu’elle le laissait paraître. Les larmes coulant à nouveau le long de ses joues déjà marquées par ses précédentes effusions. Quand est-ce que son cauchemar prendrait enfin fin ?!

Alors que des pas se firent entendre de l’autre côté de la ruelle, Wilhelmina essuya précairement ses joues et ses yeux tentant de se calmer une nouvelle fois alors que Stella revenait. Sa voix si familière en résonnait dans l’allée alors qu’elle clamait haut et fort combien elle pouvait être idiote. Des paroles qui avaient valu un regard d'incompréhension de la part de l'ancienne fleur, complètement perdu. Pourquoi disait-elle cela ? Des bougies ? Elle avait oublié de prendre de quoi les allumer ? Ce n’était pas bien grave, l’attention comptait plus que le reste. ❝ Stella, tu sais... ❞ commença-t-elle, mais bien trop tard. Raiponce avait déjà filé à l’entrée de la ruelle, demandant aux passants s’ils avaient ce qui lui manquait. Une scène qui lui ressemblait tellement qu’elle avait su mettre un peu de baume sur le coeur meurtri de la brunette.

Lentement, tremblant un peu moins qu’auparavant, Will entreprît de préparer le morceau de tissu et le reste pour que Stella n’ait qu’à s’installer à son retour. Puis, elle attendit patiemment, le regard fixant le lointain, vers cette femme à la crinière de blé qui semblait incapable de baisser les bras. Peut-être que Will devrait prendre exemple sur elle, même si la route serait longue et que le temps pouvait venir à lui manquer…


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