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 I need you by my side {Bono & Velma}

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les vilains de pixie
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Bono J. F. Tsam

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MessageSujet: I need you by my side {Bono & Velma}   Dim 30 Avr - 21:21

You're made of my rib, oh baby, you're made of my sin.


Ils avaient mit longtemps à comprendre. Très longtemps. Après avoir ouvert les yeux sur ce monde, ils n’avaient fait que glisser entre les jours, avec le calme froid et mortifère d’un lac oublié. Leur vie ne tournait que dans un sens, indéfiniment. Jamais ils ne sortaient du Manoir, à quoi bon. Ils n’avaient pas d’intérêt pour le monde extérieur. Mais jamais ils ne restaient très longtemps dans le dortoir non plus. Voir Hook au travail était suffisant. Non pas que les murènes n’appréciaient pas cet homme. Ils n’en tiraient juste pas le moindre intérêt. Tout leur étaient indifférent. C’était pour cela qu’ils pouvaient passer des heures assit dans les couloirs du Manoir qui devait leur servir de maison. Maison… Quand on leur avait annoncé qu’ils étaient désormais ‘dans leur nouvelle maison’ Bono avait esquissé un soupir, caché dans un rire sec. Ils n’avaient pas de maison. N’en aurait jamais plus. La maison n’était pas un lieu. C’était un sentiment. Et ce sentiment n’existait plus dans ce monde. Pas sans elle.

Les jours défilaient sans interruption, sans discontinuer. Ils ouvraient les yeux, prenaient un long bain où il demeurait des heures, au point de décider de se réveiller plus tôt afin de ne pas être ennuyer par leurs colocataires, s’habillaient puisque ce corps de bipède avait besoin d’être couvert, et partaient travailler. Ce n’était pas un travail palpitant mais ils étaient au contact de l’eau. C’était tout ce qu’ils demandaient. Être dans l’eau. Toujours dans l’eau. Ce n’était  pas qu’un désir, c’était bien plus que cela. Et ils se moquaient bien d’avoir les mains rougies et cloquées à force de frotter des centaines d’assiettes et des dizaines de verre. Ce corps n’était pas le leur. Ils ne l’aimaient pas. Du moins, Flotsam ne l’aimait pas. Jetsam… Etait plus neutre sur le sujet, mais Flotsam… Il n’était pas rare de voir quelques gouttes de sang se mêler à l’eau savonneuse quand un couteau traînait sur une assiette. Bien sûr, Jetsam se mettait aussitôt à chouiner d’une voix caverneuse, et Flotsam se dépêchait d’enserrer la plaie dans des pansements waterproof. Il haïssait ce corps. Mais n’oubliait jamais qu’il s’agissait aussi de celui de son frère.

C’était ainsi donc que se déroulait la majorité de son temps, au Hyena Club. Parfois, son patron le gratifiait de sa présence, s’attardait même pour lui parler, lui faire ‘un brin de conversation’. Palpitant. Bono ne parlait que très peu. Principalement parce qu’il n’avait rien à dire. Jetsam était un être curieux mais plus discret, Flotsam lui ne tirait tout simplement aucun intérêt à discuter pour ne rien dire. Pourtant, parfois, il parvenait à les tirer de leur torpeur. Cet homme était un fin observateur, ils devaient bien le lui laisser. Après les avoir longuement observer, il semblait avoir comprit que parler d’obscurité ou d’eau était un moyen certain d’obtenir son attention. Parfois même, il lui offrait de manger avec lui, un repas retenu sur son salaire bien entendu. Bono s’en moquait. Il ignorait même jusqu’à combien d’économies il possédait. Cela ne l’intéressait pas. Tant qu’on le laissait tranquille, il se moquait de tout le reste. Mais Hook avait insister. Encore. Toujours. Parlant avec cet air hautain qui le caractérisait tant et que Bono observait d’un œil torve. Se contentant de hocher la tête, entre deux bouchées. Ou parfois de grogner quand il avait l’impression que c’était ce que l’on attendait d’eux.

-Les bonnes choses se perdent… Maintenant, ils te tapent un procès parce que tu lève la main sur un gamin. Avant je lui aurais coupé la langue et retourné chaque ongle avant de lui découper les doigts phalanges par phalanges… Là au moins, il aurait comprit la leçon, ce crétin. La piraterie, la vraie, ça se perd…

A nouveau, Bono avait acquiescé, avec un peu d’intérêt cette fois. Jetsam était totalement concentré sur le steak saignant, presque bleue que son patron lui avait fait préparé. Flotsam lui, avait écouté avec intérêt. Quelque chose en particulier avait attiré son attention. Comment cet homme, directeur d’un club certes des plus douteux pouvait avoir…. La moindre notion de piraterie ? C’était étrange. Surtout qu’il semblait… Sincère. Diablement sincère. Pourtant, Flotsam ne poussa pas plus loin la réflexion, trop occupé à savourer le peu de steak que Jetsam lui laissa. Mais cela recommença. Plusieurs fois. De nombreuses fois. L’homme parlait, et parlait, multipliant les exemples, les métaphores, les évocations comme des souvenirs d’un… Autre monde. D’une autre vie. Alors cela se mit à germer. Pousser. Repousser les rebords de leur esprit double. Tous ces souvenirs qu’ils conservaient, là, dans cet endroit que seuls les rêves semblaient pouvoir atteindre, toutes ces images d’elle, et de leur vie d’avant… Et si, tout cela, ne leur était pas arrivé qu’à eux ? Et si… Ils n’étaient pas les seuls ? Et si…. Ils n’étaient pas seuls ?

Cela les prit en pleine nuit. D’un geste brusque, ils repoussèrent la couverture qui les recouvrait, se précipitant dans le lit de Hook. Une main de chaque côté de son visage, penché au dessus de lui. Le secouant avec une violence que le pirate n’avait encore jamais vu dans son employé.

-D’où tu viens?

La voix des murènes était sifflante, presque cassée. Entrecoupé. Le pirate se contenta de grogner, provoquant une nouvelle secousse de la part des murènes. Le résultat fut sans appel. Le coup les projeta au sol sans effort. Le souffle coupé, la tête résonnant, et le pirate se contenta de se retourner, leur tournant le dos. Or, cela n’était absolument pas la réponse à leur question. Avec la même brusquerie, ils revinrent au dessus de lui, une jambe de chaque côté de son corps. Leur doigt crispés sur son visage.

-D’où tu viens?!

A nouveau, le pirate leur décocha une droite magistrale, le faisant rebondir dans le lit, avant de se redresser, les fusillant des yeux. Ils auraient pu avoir peur. Il n’en fut rien. Ils auraient peut-être du pourtant. Mais cela ne leur traversa pas même l’esprit.

-De Neverland. Maintenant vos gueules.

Aussitôt, ce fût comme si on les plongeait à nouveau dans l’océan. Leur coeur se gonfla comme une anémone en fleur, semblant emplir leur torse et leur corps d’un sentiment brusque et violent, qu’il n’avait jamais ressentit jusque là. Jusqu’à cet instant précis.

L’espoir. Le curieux et perfide espoir.

La réaction vint d’elle même, et tout s’enchaîna comme la tempête imprévue qui emmêle les courants. Sans même prendre la peine de se vêtir convenablement, à peine vêtu de cette chose que l’on nommait ‘short’, Bono se précipita à l’extérieur de sa chambre, dans l’obscurité la plus totale. Peu importait. Quelque chose en lui grandissait, envahissant son sang et son corps le poussant en avant. Le poussant à avancer dans le couloir. A le travers même. A courir au travers, sans cesser de frapper à toutes les portes. Sans cesser de crier le même mot à chaque visage.

-Ursula!



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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Mer 3 Mai - 0:18





I need you by my side.


En cette tendre période qu'était le printemps, le temps s'assombrissait et les nuages se formaient dans le ciel. Quelque chose allait se produire, et la couleur grîsatre du ciel n'annonçait rien de bon. Ca n'avait rien d'habituel pour un début du moi de Mai. Pourtant, quelque chose grondait au loin, l'atmosphère était angoissante. Pour mon plus grand bonheur. Je me tenais droite devant ma fenêtre, impeccablement vêtue de mon peignoire de soie, les cheveux couleur de l'ébène détachés, tombant en cascade sur mes épaules jusqu'au creux de mes reins. Mes iris couleurs des océans observaient avec envie les préparatifs du spectacle nocturne, qui nous réservait éclairs, tonnerre et pluie abondante. Tout ce que j'aimais. Il était vrai que les derniers temps n'avaient pas été simples à vivre. Je m'étais peu à peu rendu compte que j'avais perdu de vu mon objectif ; retrouver la famille royale d'Atlantica pour les détruire, une bonne fois pour toute. Je m'étais donné à coeur joie dans des meurtres qui n'avaient aucun autre but que celui de tuer mon ennui. Et il y avait cette rouquine que j'avais croisé et qui m'avait fait l'effet d'un électrochoc incompréhensible. Non, les temps n'étaient pas glorieux pour la grande dame que j'étais.

Alors quand le temps s'accordait à moi, à mon humeur, cela m'apaisait. Je me sentais alors soudainement maîtresse des élèments, reine de ce monde. Ce soir était encore différent, par ailleurs. Un calme épouvantable avait pris place dans ma poitrine torturée depuis peu. Je préssentais que les choses iraient bientôt mieux, que le vent tournerait en ma faveur. Alors, sur ces pensées qui me rassuraient, j'allais m'allonger sur le dos dans mon lit, les mains déposées avec sérénité sur mon ventre, comme un défunt prêt à se rendre à son état naturel. Poussière. Les yeux clos, je m'endormais, paisible, alors qu'au dehors la tempête ne faisait que commencer. Au loin, dans mon sommeil, j'entendais le vent agresser les branches des arbres, la pluie s'abattre sur le toit. Mais bientôt, ces doux murmures embaumaient mon rêve, me laissant presque ressentir l'eau sur ma peau, dévalant mon corps, comme l'on y plonge. Mon pays des rêves m'ayant enlevé toute raison, je me retrouvais soudainement dans ce corps où -jadis- j'étais redoutée de toutes et de tous.

Endormie, l'esprit noyé, je pouvais ressentir la douceur de ces eaux troubles, où l'obscurité y est si forte qu'une seule lumière puissante peut nous y éclairer. Cette lumière m'apparaissait alors enfin, disparût depuis trop longtemps. J'entendais leurs voix, aussi tranchantes que l'acier, leurs yeux de verre aussi agressifs que le soleil. Mes soleils. Ils étaient là, tournaient autour de moi, comme le fond les vieux amis. L'odeur était marine, salée et je savourais ce moment de sérénité qui n'était autre qu'un doux rêve. Mais soudainement, tout s'accélèrait. La mer s'agitait dans mon entre, je les sentais tourner plus vite. Je sentais dans leurs mouvements la panique des grands instants, le danger était-il en train de se rapprocher ? Non. Leur attitude était pleine d'anxiété, d'adrénaline. Ils m'encerclaient, tournaient en boucle, me donnaient le tournis. L'oxygène commençait à me manquer. Leurs voix étaient de plus en plus fortes, de plus en plus graves, de plus en plus violentes. Mon coeur s'emballait.


« Ursula ! »


Sursaut. Je me redressais alors, comme réveiller de ma propre mort, les membres tremblant, les gouttes perlant mon front, mon dos, mon corps entier. Il faisait chaud, j'étais en train d'étouffer, de suffoquer. Mes yeux, écarquillés, cherchaient d'où venait ce cri. Car, il était bien réel. Mon corps, tremblant, bondissait alors de ce lit détrempé par l'angoisse de ce rêve qui avait mal tourné. La tempête faisait rage au dehors, mais c'était comme si j'étais la seule à en avoir conscience, à pouvoir l'entendre. Mon instinct me poussait alors vers la porte de ma chambre, alors que le cris retentissait une nouvelle fois. « Ursula ! » On me hurlait après, je n'avais pas rêvé. Au fond de moi, de cet organe que je pensais mort à jamais, j'avais parfaitement conscience de qui prononcé ce prénom. Ca ne pouvait être qu'elles qui m'appelleraient Ursula. Tant bien que mal, je défaisais les verrous de ma porte, comme si j'usais des dernières forces de mon corps. Contre les portes et les murs alentours, des bruits sourds de poings en quête de vérité se faisaient entendre. J'accélerais la manoeuvre plus vite que possible, malgré mes mains tremblantes. Haletante, je finissais par ouvrir cette porte, par l'arracher même. A cet instant précis, mes pupilles se dilatèrent, mon coeur loupait un battement et ma respiration s'arrêtait nette. Tu étais là, face à moi, dans le même état. Et les mots me manquaient.
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Bono J. F. Tsam

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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Lun 8 Mai - 16:07

You're made of my rib, oh baby, you're made of my sin.


Les cris se répercutaient contre les murs de ces couloirs qu’ils avaient pourtant tant l’habitude de n’emplir que de leur silence. Des portes ouvertes, des visages hagards, et sans cesse, ce nom qui revenait, encore et encore, comme le ressac d’un puit au fond duquel rien ne devait plus jamais être. Et pourtant. Ce fichu, fichu espoir. Cette chose atroce qui faisait pulser leur sang d’un purulent liquide trop épais pour leur veine de bipède, les poussant, encore et encore, à arpenter ces lignes trop droites, ces lignes trop définies, si différentes des courants et pourtant tout aussi tumultueuses cette nuit. Aucune lumière ne s’était déclenchée, comme si pour une fois, ils n’étaient que cette ombre qu’ils avaient tant voulu devenir. Mais pas ce soir. Oh non, pas ce soir. Ce soir était différent. Ce soir ils voulaient être vus. Entendus. Trouvés. Tout ça à cause de ce foutu pirate.

-Ursula!

A toute force, à s’en arracher ces poumons emplit d’air trop épais pour eux, sans relâche. Ils devaient la trouver. Rien n’était plus important, jamais rien ne le serait plus si ils ne la trouvaient pas ! Il fallait, il le fallait, il le f…

Le son d’un verrou qui fini par les figer, se retournant à l’instant où la porte d’une chambre finit par s’ouvrir, encore. Pourtant, c’est tellement différent. Ils étaient déjà en train de repartir. Déjà en train de chercher ailleurs. Dans un vain mouvement. Puisqu’elle était là. Enfin là.

Elle était différente, pourtant ils la reconnurent aussitôt. Sans même avoir à chercher, sans même avoir à comprendre. Une évidence, comme celle de ne pas être dans le bon corps. Comme celle de respirer de l’oxygène pur désormais. Elle n’avait plus ses tentacules, ni sa peau grisâtre, plus de cheveux courts et blancs. Différente. Plus jeune. Plus… Humaine. Comme eux tous. Mais…  Le souffle leur manqua comme si soudain, on les avait sorti de l’eau et forcer à cesser de vivre. La bouche de leur corps bipède s’entrouvrit, comme pour chercher cet air qui refusait pourtant d’entrer dans ces poumons, de faire fonctionner ce muscles, de les pousser enfin vers elle. Figés. Bloqués. Incohérents, à mesure que les deux consciences se battaient pour remonter à la surface, reprendre le contrôler des pensées, des mots, de la bouche. De quelque chose. N’importe quoi. Jusqu’à l’action.

Leur corps se propulsa en avant, se précipitant vers elle, Jetsam passant les bras autour de sa taille, enfouissant leur visage contre ses seins tandis que Flotsam se raidissait d’un tel manque de respect, sans parvenir à refréner son frère. C’était plus fort que lui. Plus fort qu’eux deux. Un besoin viscérale d’entendre son coeur, de respirer son odeur. De savoir qu’elle était là, de nouveau. A nouveau. De savoir qu’ils n’étaient plus seuls. Plus jamais.

-Ursula...

Un murmure tendre, à moitié enfoui contre sa peau, ses bras se serrant un peu plus autour de sa taille.

-Maîtresse...

Cette fois, la voix était moins douce, presque respectueuse, à demi distante, à mesure qu’il relevait les yeux vers elle, parvenant à soutenir son regard malgré l’imbécile sourire que Jetsam affichait sur leur face. Avec raideur, Flotsam défit les bras de son corps, malgré la plainte que laissa échapper son frère, du bout des lèvres, reculant d’un pas pour faire ployer le corps, posant les deux genoux à terre, tendant les mains avec respect pour prendre les siennes et poser leur front contre elles. Les yeux clos et un sourire aux lèvres. Tremblants presque tout deux de bonheur.

-Nous vous avons trouvé, murmura-t-il d’une voix sifflante, presque double tant elle était profonde. Nous vous avons enfin trouvé...

Il eue un hochement de tête, comme pour lui même, avant de redresser la tête, Jetsam venant apposer un baisemain sur chacune des paumes fraîches. Revenant à sa position initiale, de serviteur.  Ses serviteurs. Pour toujours et à jamais, même dans un autre monde.

-Ursula… Maîtresse...


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Velma U. Octopée

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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Dim 14 Mai - 22:52





I need you by my side.


J'étais figé, immobile, l'air me manquait. J'avais cette impression insupportable que j'allai m'effrondrer. Je sentais mes membres se liquéfier, comme si je plongeais à nouveau au fond de l'océan. Pourtant, rien de bouger, même ma cage thoracique était fixe comme si je ne respirais plus, pour de bon. Mon regard, plus bleu que jamais, t'observait comme si je voyais un mort renaître de ses cendres. Je ne t'avais jamais croisé, c'est vrai, mais je savais déjà qui tu étais. Tu n'avais rien de plus à ajouter, la seule éllocution de mon ancien prénom, le plus secret de tous, me laissait suffisamment d'informations pour savoir qui tu étais. Et tout ne faisait que se confirmer, quand avec insistance, je fixais ton regard. Tantôt sensible, tantôt agressif, je percevais déjà les milles facettes de ta personnalité. Je préssentais déjà que tu n'étais pas qu'un.

Alors que j'étais incapable de bouger le moindre de mes ongles, tu te jetais à corps dévoué sur moi, aggripant ma taille de tes bras comme si ta vie en dépendait, alors que ton visage venait s'étouffer contre mes seins. A peine le contact était-il établis que je me sentais déjà défaillir. Presque instinctivement, je venais entourer ta nuque de mes bras, resserant mes mains contre ton crâne. Mon visage venait s'engouffrer par la même occasion dans tes cheveux dorés, dont je humais l'odeur comme si je respirais pour la première fois. Tu avais ce doux parfum des embruns qui me manquait tant, c'était bien toi, chaque seconde ne faisait que le confirmer. « Ursula... Maîtresse... » Ses mots étaient beaux mais déchirants à la fois, doux mais agressifs. Je comprenais peu à peu que vous vous étiez réincarnés en une seule et unique personne. Je ne pouvais m'exprimer, submergée par des émotions auxquels j'étais étrangère jusqu'ici.

Mais alors que je te tenais de toutes mes forces contre moi, profitant de ce moment de retrouvailles unique, un râle retentit dans le fond de ta gorge, t'écartant alors comme si quelque chose t'y forçait. Je ne comprenais pas encore ton fonctionnement et déjà mille questions sur ta réincarnation envahissait mon esprit. Mais pour l'instant, j'étais concentré sur tes lèvres désséchées par le manque d'eau salée qui venaient s'étendre sur mes mains, par respect. Parce que j'étais votre mère, votre reine, votre tout. « Nous vous avons enfin trouvé... Ursula... Maîtresse... » Tes mots m'arrachaient la coeur, tant je sentais à quel point vous aviez pu être perdus sans moi. Je te regardais d'un air dramatique auquel je n'avais encore jamais eu recours dans ce monde. Ou alors sans la moindre sincérité. Dégageant mes deux mains prises entre tes lèvres et tes doigts, je venais saisir tes joues que je redressais vers moi, te forçant à te relever, à me faire face.

« Mes bébés... » Les mots me manquaient, il n'était pas simple de trouver les termes justes pour exprimer ce qu'une mère pouvait ressentir en retrouvant ses enfants, ceux qu'elle aimait plus que tout. Tu étais un peu plus grand que moi, ce qui était impressionnant. Te voir sous cette forme humaine était incroyable. Vous sembliez si fatigués, si abîmés. Mon coeur se torturait dans ma poitrine de vous voir dans cet état, constatant que la vie humaine ne vous réussissez pas. Je venais doucement poser ma main contre ta joue, la caressant avec une tendresse infinie, alors que je sentais les larmes me monter aux yeux. « Tu es si beau... » Je ne te connaissais pas encore suffisamment en tant qu'humain pour savoir à qui je m'adressais à cet instant. Je ne t'appréhenderais qu'avec le temps et du temps, nous allions en passer ensemble. Nous ne quitterions plus. « Vous ne serez plus jamais seuls, mes amours... » Ma voix était à la fois suave et maternelle.

Cependant, nos retrouvailles ne devaient en aucun cas s'ébruiter, se savoir, car sinon tout le monde saurait qui j'étais et ce que vous étiez pour moi. Cela mettrait à mal mes plans. Personne, non personne ne devait savoir. Car ensemble dans le secret, nous serions plus forts, plus solides. Reprise par mon esprit stratégique et malfaisant, je te tirais d'un geste brutal dans ma chambre, ma main glissant de ta joue à ta nuque. Une fois t'avoir tiré à l'intérieur, je m'empressais de refermer la porte de ma chambre à double tours. Le noir envahissait maintenant la pièce où nous nous trouvions, pourtant, tes yeux reflétait la le peu de lumière qui embaumait la pièce avec intensité. Je m'approchais à nouveau de toi, d'un air plus déterminé cette fois. Mes mains empoignant ta mâchoire des deux côtés, je plongeais mon regard couleur des océans dans les tiens, couleurs de la lune. « Dis-moi tout, quelqu'un ici sait-il qui vous êtes ? » Ma voix gardait une certaine tendresse, malgré l'autorité qui faisait son apparition, à nouveau. Car c'était moi, votre Maîtresse. Vous vous deviez de m'obéir au doigt et à l'oeil, depuis toujours et pour toujours.

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Bono J. F. Tsam

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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Mer 17 Mai - 20:15

You're made of my rib, oh baby, you're made of my sin.


Dès qu’ils sentirent ses mains se poser sur leur nuque pour les entraîner à l’intérieur, ils obéirent. Nul besoin de s’interroger, c’était l’évidence même. Ils obéissaient, toujours, à Ursula. Elle était leur Reine. Leur tout. Et tous ses désirs étaient pour eux prière et ordre, paroles d’évangile, murmure du destin façonné pour eux. Elle était le Monde. Et celui-ci avait enfin reprit un sens.

Entrer dans sa chambre avait quelque chose de secrètement indécent mais aussi d’infiniment intime, et le visage de Bono se tordit entre deux expressions, oscillant entre la contraction des mâchoires et la brillance de son regard, se posant sur le contour des formes avalées par la nuit, avant d’être ramené à elle. Toujours elle. Le simple fait qu’elle le touche, qu’elle les caresse avait sur eux un effet apaisant, terriblement apaisant. Tout avait enfin prit sa place, eux même avait enfin l’impression d’exister autrement que par défaut. Un soldat retrouvant son poste et leurs yeux attentifs se posèrent aussitôt sur elle, réfléchissant aussi vite que l’émotion le leur permettait de le faire.

-Personne, assura aussitôt Flotsam, d’une voix précise, concise. Certaine. Il y a quelques personnes qui savent que nous sommes deux, mais tous ignorent qui nous sommes.

C’était vrai. Seul une poignée de gens les avaient approchés d’assez près pour apprendre à faire la distinction. Pour tous, ils étaient un garçon bizarre, vaguement effrayant. Pour peu, ils n’étaient qu’un schizophrène en liberté. Mais jamais personne n’avait prit la peine de leur demander leurs noms.

-Personne ne nous a jamais demander nos noms, insista Jetsam, en hochant la tête pour appuyer son frère, levant la main sans même que ce dernier ne le réalise.

Ses doigts effleurèrent ses longues mèches noires, en prenant une délicatement entre son index et son majeur, la faisant rouler doucement. Comme une caresse sans vraiment l’oser, s’attirant un froncement de sourcil de la part de Flotsam, mais sans qu’il ne l’empêche cependant. Au fond, il était heureux de voir son frère dans un tel état. Cela faisait bien longtemps, peut-être même depuis leur réveil en ce monde…

-Mais dans ce monde, on a le nom de ‘Bono’. C’est sur nos papiers, continua-t-il, fixant cette mèche un instant avant de revenir à ses yeux, son visage.

Un sourire tendre détira le sien, l’observant dans la pénombre. Qu’elle était belle dans ce monde. Elle l’avait toujours été à leurs yeux, mais ainsi… Elle était sublime. Plus que simplement belle, elle irradiait de beauté, de magnificence, de prestance. Ses cheveux d’ébène étaient doux au point de vouloir enfouir leur visage entier à leur rencontrer, sa peau avait la couleur du sable.

-Allez-vous bien, Maîtresse, êtes-vous en sécurité?

Serviteur, toujours. Protecteurs à jamais. Penchant son grand corps bipède vers elle, sans jamais ciller. Sans détourner le regard. A la fois droit et franc sans cesser d’être incroyablement doux et profond.

-Nous ignorions que vous étiez entre ces murs, si nous avions su… Nous vous aurions chercher bien plus tôt!

Une excuse à demi, un éclair de colère passant dans son regard. Qu’ils avaient été stupides de ne pas comprendre plus tôt! Qu’ils avaient été imbéciles ! De colère, il porta les mains à ses tempes, froissant les boucles blondes de son crâne en secouant la tête de part et d’autres, comme brusquement animé de remords et de sourde indignation.

-Imbéciles! siffla-t-il à son encontre, ne rouvrant les yeux qu’après un long moment, cessant de secouer la tête, avant de remettre ses bras le long de son corps, dans un sourire triste. Pardonnez-nous… Nous ignorions tous… Si on avait su… Nous aurions...

Tout fait. Remuer ciel et terre, plonger dans les enfers comme la mer, fouiller chaque recoin de ce manoir sans oublier la moindre parcelle de cette ville. Inlassables. Infatigables. Deux chiens de enfers à la recherche du paradis. Il a un second sourire, avant de baisser la tête, comme penaud soudain, fixant ces grandes choses qui faisaient deux un humain bipède désormais, ses mains venant à la rencontre l’une de l’autre pour se tordre à plusieurs reprises. Son regard sec et brusque, coupable. Infiniment coupable. Et violent d’un sentiment de profonde déception. Il était déçu d’eux. Déçu de leur ignorance. Déçu de leur stupidité. Mais plus que tout c’était de leur crédulité qu’il était le plus offensé. Avaient-ils vraiment cru que leurs vies valaient quoi que ce soit ? Avaient-ils vraiment cru possible qu’ils aient pu exister sans elle ? C’était d’une stupidité évidente, révoltante ! Ils ne valaient rien, si eux avaient eue le droit à la vie, elle avait le droit à l’immortalité. Imbéciles qu’ils étaient, stupides créatures sans maître ni guide.


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Velma U. Octopée

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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Dim 21 Mai - 1:25





I need you by my side.


Je retrouvais bien là mes deux murènes, mes enfants, mes amours, mes serviteurs. A peine avais-je repris le dessus sur leurs petites personnes que vous m'obéissiez au doigt et à l'oeil. D'un ton sec, l'homme que j'avais en face de moi m'assurait ne pas avoir divulgué qui vous étiez. Personne ne savait, et tu en avais l'air certain. Cela me rassurait, c'était déjà une bonne chose. Un rictus à la fois supérieur et tendre se plaçait au coin de mes lèvres quand je te reconnus, Flotsam, dire ces quelques mots. Il allait me falloir un temps certain pour réussir à deviner qui agissait et quand, mais mon instinct maternel était déjà de retour et faisait à nouveau ses preuves à cet instant. Pauvres amours. Vous étiez à présent tout deux enfermés dans un seul et même corps, bien trop petit pour votre envergure. Cela me déchirait le cœur. Peut-être qu'avec le temps je trouverais une solution pour vous rendre vos deux identités dans deux corps séparés, mais là n'était pas la question pour le moment.

Tu m'informais ensuite de ton nom parmi les êtres humains. Je grimaçais alors, d'un air hautain et dégoûté. Je préférais tellement vos prénoms initiaux. Je soupirais avant de répondre afin que les choses soient claires et que nous ne laissions personne deviner nos vraies personnalités. « Très bien, Bono. Pour ma part, ici je suis Velma. Ne m'appelle jamais autrement. Est-ce bien clair ? » Mon ton était peut-être dur et autoritaire, mais je savais qu'à ton ouïe il serait simplement protecteur. « Dans tous les cas, bravo. Si personne ne sait qui vous êtes, c'est parfait. Personne ne doit jamais savoir, sinon, nous ne pourrons jamais accomplir ce qui nous attend. » A ces mots, un rictus plus prononcé prenait place sur mes lèvres noircies par la nuit. J'étais si heureuse de vous avoir retrouver, je me sentais à présent entière et plus forte pour concrétiser mes plans.

Cette sensation de vous savoir à nouveau présents se renforça lorsque toi, mon beau Jetsam, me questionnais sur ma sécurité. Je me doutais évidemment que vous n'aviez aucune connaissance de ma présence en ces murs. Sinon, vous auriez accouru bien plus rapidement. Presque deux ans s'était écoulés depuis ce réveil, deux ans sans vous, deux ans de solitude où ma noirceur et ma rancœur étaient plus présentes que jamais. Peut-être qu'à présent la rancœur prendrait la fuite face au bonheur de vous retrouvez. Soudainement, je compris que la torture reprenait le dessus dans ton corps trop étriqué, te voyant serrer ton crâne entre tes mains, comme pour te le briser si vous en aviez la possibilité. Des excuses s'alignèrent alors difficilement hors de tes lèvres, vous flagellant tour à tour. Je comprenais cette réaction, mais je ne pouvais vous en vouloir de ne pas avoir cherché. Après tout, sans moi vous étiez incapable de prendre la moindre initiative, je ne pouvais pas m'attendre à ce que dés votre réveil vous me cherchiez. Je m'approchais alors de toi, prenant tes mains dans les miennes et les serrant avec force, espérant que la douleur que je te procurerais, dans cette forte étreinte, apaiserait la torture qui t'envahissait à cet instant. « Ca suffit ! » dis-je froidement d'un ton sec, mon regard se plantant dans le tien. « Je vais bien. Je suis en sécurité. Vous n'avez à culpabiliser de rien du tout. Comment pouviez-vous savoir ? Allons. Cessez tous les deux de vous en vouloir, cela ne sert à personne. Vous êtes forts, je ne vous ai pas élevé comme ça ! » Même si mon regard était assassin, il était rempli d'une tendresse maternelle que seule vous pouviez voir et ressentir.

Mon regard ancré dans le tien prenait soin de longer ta silhouette dont je ne pouvais me remettre. Je ne me souvenais pas avoir croisé un humain aussi beau que toi. Je relâchais doucement mon emprise sur tes mains, une fois que votre crise de panique s'étant calmée. Je prenais une inspiration, comme si je respirais pour t'apaiser un peu plus encore. « Mais maintenant que vous êtes là, il est hors de question de se quitter, de s'éloigner, à nouveau. J'espère que c'est clair. » Mon regard voulait garder sa froideur, mais je n'y parvenais pas, bien trop attendris par ces retrouvailles qui remuaient en moi des organes que je pensais morts à jamais. Je m'approchais avec une lenteur féroce de votre corps d'humain, venant glisser alors le dos de ma main contre ta joue, espérant que le plus tendre de vous deux la ressente jusqu'au fond de son ventre, alors que mon souffle s'écrasait avec douceur et amertume contre ta peau, mon regard couleur de la nuit plongeant dans le tien.
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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Dim 21 Mai - 17:44

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Le simple fait qu’elle accepte de les toucher provoquait chez eux un remous insondable au plus profond de leurs consciences. L’un comme l’autre se sentant revivre de ces simples gestes, de ces caresses même agressives à même leur peau. Flotsam fixait ces mains, emprisonnées dans les siennes, comme le plus précieux des cadeaux, la plus impie des offrandes. Un contact offert par sa Déesse, sans justification, sans doute. Un don divin, ni plus ni moins, quand bien même sa force lui arracha un rictus, l’espace d’une seconde. Elle était son essence même, elle pouvait le tuer si elle le désirait, il ne songerait pas même à répliquer, alors ce geste, cette acceptation de toucher ce corps hideux de bipède sans même lui en faire payer le prix… C’était plus que jamais il n’oserait demander, croire, espérer, et son visage s’inclina de déférence, empli de ce sentiment étrange que devait ressentir le mortel sur lequel l’Ange accepte de se pencher, n’osant la regarder pendant quelques secondes.

Mais dès l’instant où elle leur imposa son second ordre, le visage de Bono s’illumina, radieux un court instant de la promesse qu’elle leur offrait. Sa main frôla leur joue et Jetsam ne put empêcher son visage de suivre le mouvement de cette caresse, inclinant le visage sur le côté avec un sourire infiniment apaisé. Bienheureux. Il ne mourrait que d’une chose, c’était de poser ses lèvres à même ses paumes pour en humer le parfum mais Flotsam fût assez strict pour l’en empêcher, lui accordant le droit de savourer ce contact d’un mouvement, d’un sourire.

-Plus jamais.

Un murmure à l’unisson cette fois, leur yeux bien fixe dans les siens, avant de les clore un instant, Jetsam tendant la main pour frôler le poignet de Velma, s’attirant un froncement de sourcils de la part de son frère.

-Arrête ça, gronda-t-il, sec, sans ouvrir les yeux cependant. Ne la touche pas. Tu n’as donc aucune notion de respect ?!

Sa voix était sifflante cette fois, et il finit par soupirer, rabaissant sa main le long de son corps avant de rouvrir les yeux. Les plongeant à nouveau dans l’abysse des siens.

-Nous sommes à vous. Quoi que vous fassiez, nous suivrons vos ordres. Maîtresse… Velma.

Lui aussi eue un rictus, un peu sec, mais ils se gardèrent du moindre commentaire à ce sujet. Après tout, l’océan serait-il moins beau sous un autre nom ? C’était une chose humaine que de s’attacher aux noms. Et ils n’étaient pas humains.

-Nous sommes à vous, répéta-t-il, hochant la tête, comme pour eux même. À jamais à vous. Alors si vous voulez de nous à vos côtés, nous serons là. Maîtresse.

Il eue un sourire tendre, mordillant un instant sa lèvre inférieure comme si le dernier mot avait eue une saveur plus suave que les autres, sa main se tendant à nouveau vers l’une de ses mèches avec laquelle il se remit à jouer.

-Vous êtes si belle, souffla-t-il un instant, avançant sans s’en rendre compte d’un pas, avant de se crisper. Je t’ai dis d’arrêter Jet ! On ne mérite pas de la toucher!

Aussitôt, son bras se rabattit près de son corps, un peu violemment, au point d’arracher une grimace et un gémissement à ce grand corps, qui recula de deux pas, hors de porté. Un pas raide, militaire. Sec, à mesure qu’il se redressait face à elle, baissant le visage avec abnégation.

-Pardonnez son impertinence. Il… Est si heureux de vous revoir. Plus que je ne l’ai jamais été ici! confirma Jetsam d’une voix enjouée, relevant la tête un instant, avant de la baisser à nouveau, comme forcer par une main qui lui enserrerait la nuque. Je tâcherai de le contenir désormais, ma Dame.

Il eue un hochement de tête, suivit d’un gémissement étouffé. Jetsam se mordit la langue pour ne pas répliquer qu’ils étaient deux à être plus qu’heureux de la retrouver, mais que son frère était et avait toujours été trop solennel. Tout ce qu’il désirait, c’était d’enfouir son visage contre ses cheveux, d’inspirer le parfum de sa peau, et de sentir la chaleur de son corps irradier près du leur, était-ce si mal ?! Infiniment oui, aux yeux de Flotsam, qui le força à incliner plus encore la tête. Que croyait-il donc, que ces privilèges étaient acquis ? De droit ? Il n’en était rien. Son bon vouloir était le sien et eux ne devait qu’y répondre. Ils étaient ses serviteurs, non ses égaux. Il fallait vraiment que ce frère apprenne à revenir à sa place avant de commettre un impair. Pas ici. Pas en face d’elle. Pas alors qu’ils l’avaient enfin retrouver.

-Tiens toi bien, marmonna-t-il, quand une moue vint tordre sa lèvre, boudeuse, maintenant ce visage vers le sol comme celui d’un pénitent. Avez-vous d’autres ordres, Maîtresse?

Ils se doutaient que oui. Le force de sa voix, la direction de ses ordres ne sous-entendait qu’une seule chose. Leur Reine avait un plan. Un projet. Un dessein. Et rien au monde n’avait désormais plus d’importance que de l’aider à accomplir ces funestes intentions.


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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Ven 26 Mai - 0:59





I need you by my side.


C'était déroutant, terriblement déroutant. J'avais l'impression d'être au beau milieu d'un rêve, la couleur de la nuit nous enrobant entièrement. La vie réservait d'étrange surprises, et souvent elles arrivaient toutes en même temps. Il y avait de ça quelques jours, j'avais rencontré Ariel, par hasard. J'avais tout donné pour la retrouver, mais c'est elle qui était finalement venue à moi. Il venait de se passer exactement la même chose avec vous, mes amours. J'avais toujours pensé à vous, vous croyant morts. Et à présent, vous étiez là, en face de moi, enfermés dans ce corps trop petit pour vous. C'était de loin ce qui me perturbait le plus. J'étais, en si peu de temps, doublement perturbé dans mes habitudes et mes acquis. D'abord cette rouquine d'une beauté sans nom s'avérant être ma pire ennemie, et puis vous, ensemble, sans que le moindre aspect de votre physique ne me rappelle qui vous étiez auparavant. Tout était bouleversé, il me fallait prendre de nouveaux repères que l'on m'imposait. Je détestais ça, mais par amour, et parce que vous me seriez utiles, j'étais prête à faire de mon mieux pour accepter ces changements.

La manière dont vous vous combattiez me rendait folle. Elle m'attirait terriblement à la fois, mais me mettait hors de moi tout autant. Suite à cette lutte intérieure qui se jouait en face de moi, je faisais part de mon mécontentement. « Calmez-vous !! » ordonnais-je un ton plus haut qu'auparavant. « Flotsam, laisse donc Jetsam faire ce qui lui plaît ! » Cela allait probablement être le plus dur ; ne pas prendre de partis. Je commençais déjà, malgré moi. Il faut dire que ces retrouvailles me rendaient dingue. J'avais envie de me pendre à ton cou et de m'y abandonner juste quelques instants de faiblesse. Le corps humain que vous possédiez était beaucoup trop attirant pour me laisser de marbre. J'étais sensible à la beauté physique humaine, mais bien souvent cela ne pouvait dépasser le physique, car l'humain était d'une bêtise sans nom. Mais vous... Vous, vous étiez si beaux, s'en était troublant. Tout cela mêlait au bonheur si peu commun, pour moi, des retrouvailles, je n'avais qu'une envie ; en profiter. Mais cela ne semblait pas de ton avis, Flotsam. Vous aviez toujours été en accord, et vous voir déchirer n'allait pas être simple. J'allai devoir trouver ma place entre vous, pour nous créer un nouvel équilibre.

J'avais bien entendu peur de ta réaction, mon doux Flotsam, lorsque je prenais le parti de ton frère bien aimé. Sans attendre, je m'avançais à nouveau vers votre personne qui s'était éloignée par respect. Je prenais votre visage entre mes mains, venant avec douceur poser mon front contre le votre, sans déloger mon regard profond du votre. Je laissais mes paupières se clorent finalement, humant avec force le parfum de votre peau qui ressemblait à celui des embruns. Après avoir savourer ce contact durant quelques instants, je venais déposer un baiser amer contre votre front, avant de me détacher lentement de votre corps, comme pour vous laisser cette sensation que j'étais toujours tout contre vous. Je reprenais finalement mon sérieux, regardant autour de moi pour vérifier que les fenêtres étaient bien fermées. « Venez. » dis-je avec ma froideur naturelle.

Je regagnais mon bureau, duquel je sortis un énorme bouquins remplis de ma main. « Bien sûr que j'ai d'autres ordres. Vous allez m'aider. » J'ouvrais alors le livre, laissant apparaître des tas de recettes inscrites à l'encre d'une plume. « Depuis mon arrivée ici, j'ai établis un marché d'herboriste. En d'autres termes, je concoctes des breuvages soit-disant bienfaiteurs et guérisseurs. En réalité, ce ne sont que des poisons, qui tuent plus ou moins rapidement. » Tout en parlant, je tournais lentement les pages, un rictus fier prenant place au coin de mes lèvres. Je redressais un regard assassin vers le votre, articulant la suite de mes mots avec précautions. « Vous allez, à présent, veiller sur ce marché. En faire sa publicité et vous assurer qu'il assassine bien toute personne qui y touche. » Je soutenais votre regard encore un instant, avant de redonner toute mon attention au livre posé contre le bureau. « J'ai créé ce marché afin de retrouver la famille royale d'Atlantica et de les abattre. Seulement, je n'ai encore retrouvé personne. » Je mentais, évidemment. Il y avait Ariel, que je venais de découvrir il y avait seulement quelques jours de cela. Mais tout se passait de manière si étrange avec elle, j'avais beaucoup trop de fierté pour en toucher un mots à mes amours. Je me contentais donc de garder cette infomation secrète, pour le moment. « Depuis, j'ai malgré tout abattus ceux qui se mettaient sur mon chemin. Et nous allons continuer, ensemble, à présent. Jusqu'à ce que nous anéantissions ceux qui nous ont voulus du mal. »

Ayant soudainement l'impression que le vent tournait en ma faveur, je refermais le bouquin avec douceur, lentement, avant de tourner un regard diabolique vers vous. Je me levais alors, vous faisant face à nouveau. « Ils ne nous auront plus jamais. » Je me sentais plus forte, plus chanceuse, tout à coup. Je savais que mon heure de gloire arriverait. Certes, je ne l'attendais pas si tard, mais vaut mieux tard que jamais, non ? Je rangeais précieusement le grimoire dans le tiroir fermé à clé du bureau, alors qu'un rire maléfique s'emparaît de ma gorge, sans que je ne le contrôle vraiment. Je sentais à nouveau au fond de mon ventre cette boule d'énergie noire qui était prête à exploser et à tout détruire sur son passage. Et je savais pertinnement que nos retrouvailles en étant le déclencheur. Vous aviez toujours été mon moteur, mon soutien. Et j'avais aujourd'hui la preuve que tout cela était éternel. Personne ne pouvait détruire la sorcière des mers et ses desseins.

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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Mar 30 Mai - 19:13

You're made of my rib, oh baby, you're made of my sin.

Le rire qui prit sa gorge se déversa dans la pièce avec la fureur d’un ouragan, balayant tout sur son passage dans l’éclat de sa noirceur. Sa voix était transcendante. Déliante. D’une force brutale et pourtant, tout ce qui traversa leur corps en l’entendant ce fût l’apaisement. Un apaisement profond et intense, aussi délicat que le sentiment qui prenait le marin découvrant l’un des habitants de la mer. Un apaisement mêlé de respect, de douceur et d’une forme intense de calme. Une eau dormante, filante, fraîche, et pourtant, tout deux savait que l’eau qui dort n’est jamais sage. Et au plus profond de leur coeur, ce n’était pas l’apaisement qui les habitait. Mais une noire excitation, que le rire de leur maîtresse ne faisait qu’affûter à chaque seconde.

D’un geste, purement effronté cette fois, Jetsam s’avança vers elle, tendant la main pour prendre la sienne entre ses doigts pâles et froid. Aussitôt, Flotsam fronça les sourcils, dans une moue où se mêlait l’affliction et la gêne, mais cette moue fut vite remplacée par un sourire, mesquin, presque fier, alors qu’il levait leurs deux mains vers leur visage, posant la main de leur maîtresse à même leur joue, enfouissant leur visage contre sa paume. Mais Ur… Velma lui avait donné un ordre, aussi ne s’y opposa-t-il pas cette fois. Ce fût à peine si la contraction de ses épaules resta palpable, le plis entre ses yeux, présent. Les ordres étaient des ordres. Et Flotsam n’irait jamais à l’encontre d’un ordre de sa maîtresse.

-A vos ordres, ma Dame.

La voix, double, siffla d’approbation, de respect, de joie, d’excitation. L’espace d’un instant même, Jetsam se permit une sorte de frétillement, sautillant à demi sur place, laissant échapper un petit ricanement. Tout cela allait être follement excitant ! Leur existence dans cette ville n’avait jusque là était rythmé que par l’ennui, la longue attente d’une raison de vivre, et la latence de leur violence. Retrouver leur mère était non seulement un soulagement mais aussi la promesse d’un avenir chaque seconde plus noir et plus merveilleux ! Que diable cette attente avait valu la peine, au regard de ce qu’elle leur promettait désormais.

-Oh oui, Velm… Maîtresse, le reprit malgré tout son frère, cela va être amusant!

Cette fois, un vrai sourire, pur et entier, défit ce visage hautain et blond, d’où s’échappa un rire, un peu trop aiguë, sifflant même, enfouissant à nouveau son visage contre sa paume où il se permit l’audace d’un baiser. Flotsam se redressa aussitôt, comme choqué d’un tel manque de protocole, mais Jetsam n’en eue cure, se contenant de ricaner, trop excité à l’idée des plans concoctés par Velma pour vraiment s’en rendre compte.

-Qui d'autre assassinez-vous, ma Dame? demanda-t-il après un temps, obligeant leur corps à demeurer droit face à elle.

Eux même n’avait commis qu’un seul meurtre depuis le début de leur existence dans cette ville. Une pauvre fille, trop entreprenante, dont Flotsam avait fracasser le crâne contre la table sur laquelle elle l’avait dragué, dans un pur accès de colère et… D’ennui. Bono n’avait aucune notion de ce qui animait les bas instincts des hommes, n’en étant pas un. Le désir, le plaisir, l’envie, tout cela ne signifiait rien, n’étant pas humain. Ce que cette fille avait tenté, il ne l’avait jamais compris. Il l’avait tué par ennui. Parce qu’elle l’énervait à se frotter à lui, à le toucher partout, à envahir sa bouche de sa langue. Parce qu’elle l’ennuyait à tenté une chose qu’il ne comprenait pas. Qu’il ne voulait pas. Ou peut-être au contraire, quelque chose qu’il voulait, sans le savoir. Peut-être l’avait-il tuer dans un accès de… Crainte. Il n’en savait rien. Pour être franc, Bono n’avait jamais réellement repensé à ce meurtre. Il l’avait tuer, c’était tout. Il avait balancer son corps dans une forêt voisine et n’y avait jamais repensé.

Mais maintenant qu’ils prenaient conscience de ce qu’était cette ville et ses habitants, tout devenait beaucoup plus…. Excitant. Même Flotsam ne put empêcher l’étrange sourire qui traversa leur visage, leur coeur se mettant à battre sourdement d’une énergie sombre. Très sombre. Trop sombre. Qui avait-il tué ce jour là ? L’une des leurs, une princesse, une idiote de reine, une magicienne ? Ou une simple humaine ? Tout cela devenait follement excitant…

-Combien sont-ils de notre monde ? Qui d’autre voulons-nous détruire?

Puisqu’à partir de maintenant, Bono n’était plus seul, mais une entité à trois. Deux dans ce corps, et un coeur dans lequel ne pulsait plus que d’un être : Velma. A nouveau, Jetsam tendit la main, cherchant l’une de ses mèches, se penchant pour presque frôler son front du sien, ses pupilles fixées sur la noirceur de ses cheveux, qu’il caressait avec douceur. Avec tendresse.

-Partons en guerre.

Doucement, il releva les yeux vers ceux de sa maîtresse, dans lesquels il plongea avec délice. Cette couleur…. Cette force… C’était elle, dans tout ce qui leur avait toujours manqué. Elle, dans tout ce qu’ils avaient toujours rechercher. Leurs reines, leurs cadres, leurs barrières, leurs réceptacles. La seule à connaître leur potentiel, et à savoir l’utiliser. La seule à comprendre qui ils étaient. Et à les aimer ainsi. Parce que si pour Flotsam, Velma ne les considérait que comme des soldats, efficaces mais inférieurs, hiérarchiquement, pour Jetsam, c’était très différent. Pour lui Velma était à la fois leur mère protectrice, leur reine aimante, leur professeure patiente, et leur Ange mortifère. Tout ce qu’il ressentait pour elle était nimbé de tendresse et d’une forme diffuse d’amour empli de cette admiration que doit l’enfant à sa mère, de l’élève à son maître mais aussi de l’amant à sa Dame. Et si cela déplaisait grandement à son frère, il ne pouvait rien y faire. Après tout, elle lui avait ordonné de le laisser faire. Et un soldat ne désobéissait pas à un ordre de son commandant.

-Nous sommes prêt.


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Velma U. Octopée

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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Dim 11 Juin - 22:54





I need you by my side.


Je me sentais puissante, souveraine à nouveau, avec sous mes ordres mes fidèles soldats, mes amours, mes progénitures. Mon rire macabre vous faisait presque danser de joie et cela me ravissait. Sans attendre, Jetsam se frottait à mes mains, sous mon commandement, sous mes envies. Je n'étais pas du genre à aimer le contact physique. Mais là, c'était diférent. J'étais prête à tous les sacrifices pour vous, alors le contact physique était un pur bonheur. Sous mes mots, mes projets et mes envies, je constatais votre joie et cet empressement à tout mettre en oeuvre. Je remarquais aussi votre intelligence face aux questions que vous posiez. Vous étiez malins, vous compreniez vite, mais ça je n'en avais jamais eu le moinre doute. Je te laissais profiter de ma main autant que tu en avais envie, sentant bien que tu désirais sûrement plus que ça, mais que Flotsam n'était pas d'humeur à tenter plus que ça.

« J'assassine toute personne qui se met en travers de mon chemin. Innocente ou non, si elle commence à me poser le moindre problème, je la tue. » Ma voix était fracassante de méchanceté, sans la moindre pitié, alors que je restais droite et fière devant vous. « J'ai longtemps assassiné qui que ce soit, même ceux qui ne faisait strictement rien de mal. Mais, je me suis lassé de cela, il n'y avait aucun but. » Je haussais les épaules, prenant pendant un instant une moue hésitante, qui disparaîssait aussi vite à mes prochaines paroles. « Je ne sais vous dire combien nous sommes exactement, tout est très aléatoire ici. Personne ne sait qui je suis en réalité, je sais que beaucoup se cacher derrière cet anonymat. Alors restez vigilents, je vous l'ordonne. » J'appuyais mes paroles sous un ordre, afin d'insister sur ce fait. Puis, séduite par tant de détermination et de courage, je m'approchais de vous, glissant mes deux mains sur vos joues, alors que je me rapprochais dangereusement de vos personnes, flirtant bientôt avec un inceste certain.

« Pour le reste, ne soyez pas si pressé, mes amours. Tout vient à point à qui sait attendre. » J'avais murmuré ces quelques mots, mes lèvres si proches des tiennes que s'en était déroutant à mon propre égard. Je laissais mes mains sur vos joues glisser le long de votre cou, jusque vos épaules solides et frêles à la fois, alors que mon front se posait une fois de plus contre le tien. Je ne savais d'où me venait ces étranges pulsions, mais pourtant un désir était naissant, sans que je ne le contrôle. Etait-ce l'euphorie des retrouvailles ? Le manque de contact intime depuis trop longtemps ? Le fait de me sentir à nouveau entière ? Je n'en avais aucune idée. Toujours était-il que je sentais mon souffle s'intensifier, celui-ci s'écrasant sans ménagement contre vos lèvres gercées, déshydratées. Et je pouvais bien évidemment remédier à cela, de mes propres soins.

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MessageSujet: Re: I need you by my side {Bono & Velma}   Dim 18 Juin - 23:12

You're made of my rib, oh baby, you're made of my sin.

Dès qu’ils sentirent ses lèvres se poser sur les leurs, les réactions se mirent à fuser, différentes, distantes mais totalement instinctives. L’une des mains vint serpenter vers la nuque de Velma, se perdant dans les mèches sombres à la douceur froide des flots dans une caresse tendre, son pouce venant épouser la courbe que prit son cou, du fait de leur taille. L’autre glissa contre son épaule, la serrant avec force, presque comme pour la retenir mais sans rien en faire. Tout son corps se raidit, Flotsam tentant un instant de reprendre le dessus mais Jetsam n’en eue cure, lui laissant avec plaisir le contrôle de leur corps tant qu’il lui abandonnait leur lèvres. Leur visage, mis à part de la ride qui prenait leur front, juste entre les yeux. Leur nuque ployant vers elle, Bono pencha la tête, venant approfondir ce contact en appuyant la main qui se tenait sur sa nuque, l’approchant d’eux, encore. C’était… Enivrant. Terrifiant. Déplacé. Parfait. Tout ce qu’il désirait et tellement plus que ce qu’ils méritaient. D’instinct, il passa sa langue contre ses lèvres, suppliant, offrant et demandant, tout à la fois. Offusquant Flotsam qui déjà, s’apprêtait à les rejeter en arrière pour leur impudence, mais Velma perdit ses mains contre leur visage, leur donnant cette autorisation qu’il venait de quémander.

Aussitôt, toute l’attitude de Bono changea. La raideur de ce grand corps malingre s’évapora comme l’écume, se soumettant aux désirs de leur maîtresse. D’un geste brusque, presque maladroit, il avança d’un pas, fléchissant les genoux pour parvenir à la hauteur de ses lèvres. Bono n’avait aucune idée de ce qu’il faisait, n’avait aucune expérience en la matière. Ni l’un ni l’autre des frères n’avaient jamais eue la moindre pulsion d’ordre sexuel, le moindre désir de ce genre, et si c’était perturbant pour l’un, l’autre ne prit pas le temps de s’en surprendre. Au contraire, il laissa assez vite l’instinct prendre tous les droits. Comme avant. Comme lorsqu’ils n’étaient que des animaux, primaires. Pétris d’instinct. Vivants par instinct.

Tout ce que Velma initiait, Jetsam y répondait sans même y réfléchir. Quand elle attira son visage au sien, il s’approcha plus encore, au point de frôler sa peau de la sienne. Lorsqu’elle recula, venant prendre appui contre le bureau sur lequel elle finit par se percher, Jetsam le suivit, incapable de laisser ses lèvres éloignées des siennes plus qu’un instant. Comme si soudain, elle était la source de tout oxygène. Comme si elle était l’oxygène dont ce corps bipède avait tant besoin.

-Maîtresse…. fût tout ce que Flostam parvient à les forcer à prononcer, dans un gémissement plaintif, presque gêné, mais Jetsam l’empêcha de tenter quoi que ce soit d’autre, secouant la tête avant que Velma ne revienne à l’assaut de leur bouche.

Jetsam ne pût s’empêcher de sourire, se penchant encore d’avantage, venant trouver sa place entre ses jambes. Ses mains glissant de sa nuque pour venir enserrer ses épaules, l’obligeant à rester près d’eux malgré l’inclinaison que prenait son corps, l’attirant encore, inlassablement, comme un ressac éternel, incessant, entêtant. Dès que sa peau touchait la sienne, Jetsam avait l’impression de frôler l’Enfers et le Ciel, tout à la fois.

-Jet, se plaignit encore Flotsam, une dernière fois avant que Jetsam ne le rejette au loin dans leur tête.

Il prenait si souvent toute la place d’office, pour une fois, il pouvait faire de même ! L’une des mains dans le dos de Velma balaya l’espace, comme pour rejeter quelque chose, et son corps se sépara du sien une seconde, écartant son visage du sien, le souffle court. Affreusement court. Ses yeux plongèrent dans les siens, l’espace d’un instant, l’observant d’une intensité…. Tendre. Enfin. Enfin il l’avait retrouvé. Enfin il était heureux. Véritablement heureux. Elle. Elle était là. Il l’avait retrouvé. Et elle… Elle voulait bien… D’eux. De lui. De ça. La dévotion de son regard était aussi profond que l’abysse, et l’instant d’après, ses lèvres furetaient contre sa gorge, descendant vers le creux de la trachée. D’instinct. Tout n’était plus qu’un plein et entier instinct quand il laissa ses mains glisser contre le creux de ses reins, sous le tissu de son déshabillé, ses doigts venant frôler les contours de ce vêtement… Humain. De trop. Offusquant à nouveau Flotsam, au plus profond de leur tête. Quelle… Audace ! C’était absolument déplacé ! Indécent ! C’était intolérable, et pourtant elle ne les arrêtait pas. Pourquoi ? Flostam ne le comprenait absolument pas. Comme elle, leur Maîtresse, leur Dame, leur Déesse acceptait-elle de se laisser approcher par l’immondice insignifiant qu’ils étaient ? Comment pouvait-elle s’abaisser à telle fange insipide ? Ce corps… Cet affreux corps. Cette horreur dont il mutilait consciencieusement les jambes dès qu’il était vraiment seul aux commandes. Il refusait de blesser son frère, mais tel comportement… C’était insoutenable. Insupportable.

Ses mains se raidirent, revenant sagement sur les hanches de Velma, provoquant un soupir de la part de son frère. Aussitôt, il sentit les mains de Velma revenir contre ses joues, le forçant à relever la tête. Affronter ses yeux. Son souffle échevelé. Ses courbes se soulevant d’une respiration courte, elle aussi.

-C’est Flotsam, marmonna-t-il, venant à nouveau enfouir son visage contre ses paumes. Il pense… Que je te… Vous ! Vous manque de respect parvint-il à siffler, son visage se troublant un instant, les yeux clos, avant de revenir. Mais j’ai envie de t… De vous embr… Flostam arrête ! s’écria-t-il, d’une voix plaintive, relevant vers Velma les yeux boudeurs d’un enfant attendant la décision favorable d’un parent. J’ai envie...

Mais Flotsam ne le laissa pas proférer pareil blasphème. Hors de question. Si il devait se faire le garant du peu d’honneur qu’ils avaient pu un jour avoir… A nouveau, Jetsam eue un geste,  comme pour le forcer à partir, sa bouche retrouvant la gorge de Velma, s’y dissimulant dans un baiser tendre. Terriblement tendre.

-Ordonne et il obéira.

Un chuchotis. Un murmure. Un désir. Aussi ravageur que celui qui ravageait son sang de bipède. Son sang d’humain. Son corps humain, qui revint frôler le sien, sa peau à même la sienne, ses mains sur ses hanches remontant le long de sa colonne pour venir contre ses omoplates, sous le tissu. Demandant sans le faire. Osant sans le faire. Ce tissu de trop. Tout ces tissus de trop.
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I need you by my side {Bono & Velma}
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